Mohamed Hedi Abdellaoui
24 Février 2016•Mise à jour: 24 Février 2016
AA/ Dakar/ Alioune Badara
Boko Haram a tué à lui seul « plus de 4000 civils en 2015 », a indiqué mercredi à Dakar (Séngal) Steve Cockburn, directeur adjoint du bureau régional d'Amnesty International pour l’Afrique de l’ouest.
Présent au lancement du rapport de l'Organisation internationale pour la défense des droits de l'homme, le représentant régional s’est plaint de la situation de terreur vécue par les populations.
«Entre les attentats de Bagga (nord-est du Nigéria) en début 2015 et ceux de Ouagadougou (Bukina Faso) en début 2016, les groupes armés ont continué à perpétuer les atrocités de façon hebdomadaire ôtant par milliers la vie de civils dans la région du Sahel », a-t-il encore fait savoir.
Face à ces attaques, les gouvernements de la région ont le droit et le devoir de prendre, a-t-il avisé, toutes les mesures légales et nécessaires pour défendre leur territoire et protéger leurs populations.
Cockburn a cependant déploré « les dispositions brutales qui laissent les communautés prises entre deux feux : la terreur aveugle infligée par les groupes armés et la répression de leur propre gouvernement ». Ce qui installe selon lui la peur et la méfiance chez les populations.
«Nous espérons que la lutte contre ces groupes armés sera menée en respectant les droits humains des populations civiles », tel était son vœu pour 2016, signalant «qu’on ne peut pas prévenir des crimes de guerre en commettant des crimes de guerre ».