Hatem Katou
07 Juin 2016•Mise à jour: 07 Juin 2016
AA / Tunis / Yamna Selmi
Le ministre des Finances, Slim Chaker, et le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, ont nié, mardi, avoir reçu des consignes de la part du Fonds monétaire internationale (FMI), en contrepartie de prêts pour la Tunisie.
«Personne ne dicte quoi que ce soit à la Tunisie. Les Tunisiens connaissent les problèmes de leur économie et sont capables de présenter les solutions [adéquates] pour les résoudre», a déclaré Chaker, lors d’une séance plénière au Parlement tunisien.
La déclaration du ministre tunisien faisait suite aux critiques formulées par certains députés et selon lesquelles le projet de loi sur les banques et les institutions financières, en cours d’examen par le Parlement, avait été dicté par le FMI.
Le gouverneur de la Banque centrale a réagi, pour sa part, à ses critiques, indiquant qu’un document exhaustif sur les réformes à entreprendre avait été élaboré par la Tunisie et présenté au FMI et que les réformes proposées par ce dernier étaient puisées dans ce document.
«La Tunisie est un pays souverain. De plus, nous collaborons avec une institution dont nous sommes déjà membres. Nous ne permettons pas aux dirigeants du FMI de dicter quoi que ce soit au ministre des Finances ni au gouverneur de la Banque centrale», a martelé Chedly Ayari.
Rejeté le 24 mai dernier pour inconstitutionnalité, le projet de loi sur les banques et les institutions financières est réexaminé actuellement par le Parlement tunisien en vue d’y apporter quelques modifications.
Le 20 mai 2016, le FMI a accordé un prêt de 2,88 milliards de dollars à la Tunisie, remboursable sur une période de quatre ans. Ce prêt est destiné à financer le plan de réformes politiques et économiques.
EZ