Adil Essabiti
10 Avril 2018•Mise à jour: 11 Avril 2018
AA/Tunis/ Aicha Yahyaoui
Sabri Bachtobji, le secrétaire d'Etat tunisien aux Affaires étrangères, a affirmé que son pays compte s'engager dans le projet chinois de la Route de la soie dans les mois à venir.
Dans une déclaration accordée à Anadolu en marge de la conférence de presse organisée à l'occasion, il a indiqué que "le projet inclut plusieurs investissements et partenariats et permettra de promouvoir la création d'emplois".
"Compte tenu de la position stratégique de la Tunisie au cœur de la Méditerranée, nous allons essayer de bénéficier de ce projet suivant une logique gagnant-gagnant", a-t-il affirmé.
La Chine tend, à travers le projet de la Route de la soie, à faire participer 65 pays comptant 5.4 milliards d'habitants (70% de la population mondiale), et représentant 55% du PIB mondial.
Mehdi Taje, professeur de géopolitique, expert auprès de l'Institut tunisien des études stratégiques, a , de son côté, fait savoir que "le projet de la Route de la soie va métamorphoser le système régional et international sur les plans géopolitique et économique".
Il a déclaré à Anadolu en marge de l'évènement qui se poursuit jusqu'à mercredi que "le projet, qui a débuté il y a cinq ans avec un investissement estimé à mille milliards de dollars, se focalise sur les infrastructures maritimes et terrestres ainsi que la technologie".
L'Organisation chinoise SICO (Silk Road International, Cultural and Commercial Organization) a ouvert son premier bureau en Afrique en Tunisie et ce, en Avril 2017.
En 2013, la Chine a dévoilé deux nouvelles stratégies de commerce extérieur : la ceinture de la route de la soie économique et la route maritime de la soie, deux anciennes routes anciennement empruntées pour l'activité commerciale.
L'initiative chinoise One Belt and One Road vise à intégrer la ceinture économique aux routes de la soie terrestre et maritime du 21ème siècle pour établir un réseau d'infrastructures commerciales reliant l'Asie, l'Europe et l'Afrique.