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28 Décembre 2023•Mise à jour: 29 Décembre 2023
AA / Amman / Mohamed Khabisa
La Jordanie a annoncé, jeudi, l'interdiction de l'exportation et de la réexportation de produits alimentaires de base, dans un contexte d'augmentation du coût du transport des importations vers le marché jordanien, en raison de la crise de la mer Rouge.
Un communiqué publié par le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Approvisionnement, Youssef Al-Shamali, a déclaré que son pays avait interdit l'exportation et la réexportation d'une panoplie de marchandises, après une recommandation du Conseil de sécurité alimentaire, en raison des coûts de transport élevés, résultant des tensions en mer Rouge.
Selon la décision du gouvernement, l'interdiction concerne le riz, le sucre et les huiles végétales (huile de maïs, huile de tournesol, huile de palme et huile de soja), sans préciser la date de l'annulation de la décision.
La navigation en la mer Rouge connaît des tensions en raison des attaques du groupe Houthi contre des navires liés à Israël, qui ont poussé les compagnies maritimes à suspendre leur activité dans la région, depuis mi-décembre.
Environ un mois après que les Houthis ont commencé à cibler les navires israéliens ou ceux transportant des marchandises vers et depuis Israël, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a annoncé, le 18 décembre, une initiative visant à former des forces multinationales de 10 pays sous le nom de « Gardien de la prospérité », dans le but de « juguler les attaques en mer Rouge ».
Le 19 novembre, le groupe yéménite Houthi a annoncé avoir saisi le cargo « Galaxy Leader », propriété d'un homme d'affaires israélien, en mer Rouge et l'avoir emmené jusqu'aux côtes yéménites.
Le groupe Houthi s’est engagé à plusieurs reprises à cibler les navires détenus ou exploités par des sociétés israéliennes, « en solidarité avec la Palestine », et a appelé les pays à retirer leurs ressortissants faisant partie des équipages de ces navires.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi