AA - Ankara - Nur Gülsoy
La Turquie souhaite parvenir à "un cessez-le-feu graduel mais durable" à Gaza, a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu.
Interviewé par une chaîne de télévision, le ministre Davutoglu a commenté la situation à Gaza, samedi, après la réunion de Paris tenue sous l'égide de son homologue français, Laurent Fabius.
"La réunion organisée sous l'égide du ministre français Laurent Fabius, a pour objectif de prolonger le cessez-le-feu provisoire de douze heures à 24 heures, de le renouveler pendant la fête du Aid El Fitr, avant de mener des négociations en vue d'un cessez-le-feu durable", selon Davutoglu.
Pour le ministre turc, le cessez-le-feu n'aura aucune signification sans le consentement des deux parties.
"l'Egypte et Israël ont en effet déclaré un cessez-le-feu peu après le lancement de l'opération militaire. Néanmoins, il est impossible que l'accord soit durable si les deux parties concernées n'y prennent pas part.", a plaidé le chef de la diplomatie turque.
"La méconnaissance du rôle du Hamas et de l'opinion dominante du peuple à Gaza sont autant de facteurs qui entravent la conclusion d'un accord de cessez-le-feu", a insisté le ministre turc.
Il a aussi passé en revue les efforts déployés par le Qatar en vue de parvenir à un accord. Selon Davutoglu, le Hamas a exprimé des appréhensions concernant le nouveau statu quo qui émergera de l'accord, dans lequel il souhaite jouer un rôle actif.
Par ailleurs, Hamas a demandé de revenir sur le cessez-le-feu de 2011, a noté Davutoglu.
Répondant aux critiques portées contre la Turquie pour sa position "favorable" au Hamas, Davutoglu a répliqué: "nous ne soutenons pas le Hamas juste parce qu'il est le Hamas, mais plutôt parce qu'il s'approprie la lutte pour la Palestine".
Les ministres des Affaires étrangères des USA, de GB, de l'Italie, de l'Allemagne, du Qatar, de la Turquie ainisi que la Haute représentante de l'Union européenne, Catherine Ashton s'étaient réunis, samedi, à Paris, sous l'égide de leur homologue français, Laurent Fabius.