AA/Le Caire/Mahmoud Houseini
Une délégation de l’Union Africaine (UA) est arrivée vendredi au Caire, en provenance de l’Ethiopie, en participer à l'observation de l’élection présidentielle égyptienne prévue les 26 et 27 mai courant.
Un responsable au ministère égyptien des Affaires étrangères ayant requis l’anonymat a déclaré que la délégation se compose de 10 observateurs arrivés à bord d’un avion éthiopien en provenance d’Addis Abeba, ajoutant qu’une autre délégation comprenant 40 observateurs arrivera à son tour en Egypte dans les quelques jours à venir.
La deuxième délégation est la plus importante à participer à la supervision des prochaines élections égyptiennes.
Lors de sa visite, la délégation aura des rencontres avec des responsables au gouvernement égyptien, et ceux de l’Instance supérieure pour les élections présidentielles en vue de poursuivre les préparatifs pour sa participation à la supervision des élections.
Le ministère égyptien avait annoncé récemment que l’UA a décidé d'envoyer une délégation pour assurer le suivi des prochaines élections présidentielles et la délégation sera conduite par une personnalité africaine de haut niveau dont il n’avait pas cité le nom.
Un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères rendu public vendredi, a précisé que «la délégation comprend plus de 50 observateurs parlementaires, journalistes et représentants de la société civile issus de différents pays de l’UA et sera chargée du suivi des élections dans les différentes régions du pays.
"L’Instance des élections égyptiennes avait déjà donné son accord pour la participation de certaines organisations comme l’Union Européenne, qui enverra 150 observateurs, la Ligue Arabe, le Parlement Arabe, la Comesa, l’Organisation internationale de la Francophonie en plus des représentations diplomatiques accréditées au Caire", lit-on dans un communiqué de l’instance publié auparavant.
L’UA avait décidé de geler, le 5 juillet dernier, les activités de l’Egypte au sein de l’organisation continentale, deux jours après la destitution de l’ancien président Mohamed Morsi par l’armée, en collaboration avec des forces politiques, populaires et religieuses. L’UA avait conditionné le retour du Caire en son sein par le "rétablissement de l’ordre constitutionnel".