Tanju Özkaya,Ayvaz Çolakoğlu
30 Novembre 2018•Mise à jour: 30 Novembre 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
La 19ème Cour criminelle d'Ankara a rejeté, vendredi, la demande de libération du co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas.
Les avocats de Demirtas, s'appuyant sur une décision de libération de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), avaient déposé une demande de libération auprès du tribunal turc, qui l'a rejeté.
Le tribunal turc a motivé sa décision en faisant valoir qu'il existe des preuves fortes et concordantes à l'encontre du prévenu renforçant les soupçons quant à la commission d'une infraction pénale, que le prévenu n'a pas encore achevé sa défense, qu'une mesure de libération sous contrôle judiciaire se révélerait insuffisante et que les voies de recours contre la décision du CEDH restent ouvertes.
Par ailleurs, le tribunal turc a rappelé que la CEDH avait reconnu, dans sa décision du 20 novembre, les forts soupçons qui pèsent contre Demirtas, et précisé que les enquêteurs n'avaient pas terminé de recourir aux auditions de ce dernier dans le cadre des différentes affaires qui lui sont reprochées.
Le tribunal turc a notamment insisté sur le fait que l'audience du 18 juillet avait du être reporté car le prévenu n'avait pas terminé la préparation de sa défense, comme celle du 28 août en raison du refus des avocats de Demirtas d'y participer et celles du 3 et 4 octobre, Demirtas ayant refusé de présenter sa défense.
Rappelant en ceci que la prolongation des délais de jugement ne sont nullement imputables à l'État.