Sezgin Pancar
03 Décembre 2015•Mise à jour: 07 Décembre 2015
AA - Mersin - Ayse Betul Gedikoglu
Une peine d'emprisonnement à perpétuité a été prononcée à l'encontre des trois accusés dans l'affaire d’Ozgecan Aslan, une jeune femme qui avait été poignardée et battue à mort, avant d'être brûlée par le chauffeur de l'autobus qui devait la ramener chez elle dans le district Tarses de Mardin.
Le tribunal a condamné jeudi, les trois accusés en détention, Ahmet Suphi Altindoken, Necmettin Altindoken et Fatih Gokce, à une peine d'emprisonnement à perpétuité.
Selon l'acte d'accusation, Ahmet Suphi Altindoken était accusé d'avoir "commis un meurtre odieux, torturé, dissimulé le crime et ses preuves, [en plus de] tentative de violence sexuelle, atteinte à la liberté d'une personne pour des motifs sexuels».
Le père Necmettin Altindoken et leur ami Fatih Gokce étaient également accusés de meurtre odieux et par torture, et de dissimulation d'un crime et de ses preuves.
La police turque avait retrouvé le 13 février le corps calciné d'une femme dans la forêt d'un village proche de Tarse dans la province de Mersin (Sud de la Turquie).
Les tests ADN ont permis d'identifier la victime âgée de 20 ans, étudiante en psychologie, déclarée disparue par sa famille trois jours avant que son corps ne soit retrouvé.
L'enquête a permis d'arrêter le suspect, un conducteur de bus, qui a reconnu les faits, expliquant qu'il a attiré la victime dans une zone déserte pour la violer, et que face à la résistance dont elle a fait preuve, il l'a d'abord poignardée plusieurs fois, l'a frappée avec une barre de fer puis l'a mutilé des mains au niveau des poignets, avant de la brûler "pour effacer toute trace de son ADN ».