AA - Mersin - Nur Gülsoy
Le procès sur le meurtre de la jeune étudiante Ozgecan Aslan, a commencé à Tarse, dans la ville méditerranéenne de Mersin dans le sud de la Turquie.
Ozgecan Aslan, étudiante âgée de 20 ans, avait été poignardée et battue à mort, avant d'être brûlée par le chauffeur de l'autobus qui devait la ramener chez elle, dans la ville de Tarse.
Le palais de Justice, autour duquel de larges mesures de sécurité ont été prises, n'accueillera pas d'autre procès dans la journée courante.
Selon les informations recueillies par l'Agence Anadolu, les accusés Ahmet Suphi Altindoken, son père Necmettin Altindoken et leur ami Fatih Gokce ont été ramenés à Tarse jeudi dans la nuit, des prisons où ils étaient détenus.
Des représentants de la société civile se sont rassemblés autour du palais de Justice.
Les parents d'Ozgecan, Mehmet et Songul Aslan, ne seront pas présents au procès. La famille sera représentée par l'oncle d'Ozgecan, Yasasin Aslan, et leurs avocats.
Selon l'acte d'accusation, Ahmet Suphi Altindoken est accusé d'avoir "commis un meurtre odieux, torturer, dissimuler le crime et ses preuves, [en plus de] tentative de violence sexuelle, atteinte à la liberté d'une personne pour des motifs sexuels". Une condamnation aggravée à perpétuité a été requise à l'encotre de Ahmet Suphi Altindoken.
Le père Necmettin Altindoken et leur ami Fatih Gokce sont également accusés de meurtre odieux et par torture, et de dissimulation d'un crime et de ses preuves, et la même peine a été requise contre eux.
La police turque avait retrouvé le 13 février le corps calciné d'une femme dans une forêt d'un village proche de la ville de Tarse (province de Mersin-Sud de la Turquie).
Les tests ADN ont permis d'identifier la victime âgée de 20 ans, étudiante en psychologie, déclarée disparue par sa famille trois jours avant que son corps ne soit retrouvé.
L'enquête a permis d'arrêter le suspect, un conducteur de bus, qui a reconnu les faits, expliquant qu'il a attiré la victime dans une zone déserte pour la violer, et que face à la résistance dont elle a fait preuve, il l'a d'abord poignardée plusieurs fois, l'a frappée avec une barre de fer puis a mutilé ses mains au niveau des poignets, avant de la brûler "pour effacer toute trace de son ADN".