Durmuş Koçak,Barış Kılıç
19 Novembre 2015•Mise à jour: 19 Novembre 2015
AA/Ankara
Le Procureur Général de la République d’Ankara a annoncé, mercredi, que des données digitales ont été recueillies dans le cadre de l’enquête de l’attentat perpétré le 10 octobre dernier dans la capitale turque.
Parmi ces données figuraient des attaques visant à saboter le Sommet du G20, tel que des attentats de suicides dans les hôtels où devaient loger les invités, dans les stations touristiques, dans les discothèques et autres lieux de loisirs. Ainsi, les unités de sécurité ont été averties de la menace et ont réalisé des opérations simultanées dans la ville.
Les mêmes données ont permis de révéler que l’organisation terroriste Daesh s’apprêtait à mener des actions contre 26 cibles dans 18 villes turques, dont des grandes villes telles Istanbul, Izmir, et Antalya.
Ces plans d’action visaient surtout les groupes marginaux de gauche et les communautés Juives et Alevis.
En outre, les éléments de l’organisation terroriste espéraient réaliser des attentats suicides pour empêcher les législatives du 1er novembre, en Turquie.
"Il nous faut au moins deux frères dans chacune des villes: Ankara, Istanbul, Izmir, Antalya, Adana, Iskenderun, Mersin et dans les villes du Sud-est, prêts a faire des attentats" sont les mots de Yunus Durmaz, présumé être le “chef” de Daech dans Gaziantep (Sud-est), recueillis parmi les données digitales.
Les mêmes sources indiquent que les éléments de l’organisation terroriste Daech considèrent les réfugiés syriens de Turquie comme des "potentiels terrains d’affrontement".
Le bilan des victimes de l’attentat d’Ankara s’est alourdit à 103 morts avec le décès d’une personne ayant succombé à ses blessures.