AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
L' organisation parallèle commence à constituer une sérieuse menace à la sécurité nationale de la Turquie, a déclaré mardi, le ministre de la Justice, Békir Bozdag, en réponse à une question relative au rapatriement de Fethullah Gulen, un dignitaire religieux musulman installé aux Etats-Unis.
Réunis, la semaine dernière au Sommet de l’OTAN au pays de Galles, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan et son homologue américain, Barack Obama ont discuté du dossier syrien ainsi que de nombreuses questions d’intérêts communs nottament du rapatriement de Fethullah Gulen.
"Il est naturel que notre président discute avec Obama sur un sujet qui menace la sécurité de la Turquie. Et Obama discute avec notre président sur un sujet qui menace la sécurité des Etats-Unis. C'est une exigence du droit international", a-t-il souligné le ministre.
S'exprimant lors d'une conférence de presse à Ankara, Bozdag a affirmé "dans ce cadre la Direction nationale des renseignements (MIT) et l'Agence centrale de renseignement (CIA) travailleront ensemble".
Le gouvernement avait accusé, de manière indirecte, l’organisation de "Fethullah Gülen" d’être l’instigatrice de l’opération du 17 décembre et de la deuxième vague survenue le 25 du même mois dans une tentative de saper le Parti pour la Justice et le Développement (AKP) à travers ses "réseaux ancrés" de manière méthodique dans les arcanes de l’Etat, tout particulièrement, au sein des institutions de la justice et de la sécurité. Le gouvernement a accusé Gulen d’avoir fomenté une "organisation parallèle" à l’Etat turc.
Sur l'élection du Haut Conseil de la magistrature turc (HSYK) qui se tiendra le 12 octobre, le ministre de la Justice a lancé "Tant que la procédure d'élection ne changera pas, on ne pourra pas empêcher l'instrumentalisation politique du système judiciaire."
Les magistrats et juges se rendront aux urnes le 12 octobre pour élire les dix membres et les six autres suppléants du HSYK, qui exerceront leur fonction pour une durée de quatre ans.