AA - New York - Nur Gülsoy
Le mausolée du Shah Soliman était menacé par l'EIIL et la Turquie a mené une opération de déplacement conformément au droit international, a déclaré le représentant permanent de la Turquie aux Nations Unies (ONU), Halit Cevik.
Le représentant Cevik s'est exprimé sur l'opération Shah Firat, lors de la réunion organisée lundi au Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU), sur "la continuation de la paix et de la sécurité internationales".
Lancée samedi soir, une première opération a permis de transférer la dépouille du Shah Soliman, grand père du fondateur de l'Empire ottoman et d'évacuer les soldats turcs qui gardaient le mausolée.
La seconde opération a permis de contrôler une zone près du village de Esme situé à l'Ouest de la ville de Ayn al-Arab-Kobané en Syrie et de hisser le drapeau turc sur la zone, en prélude au transfert de la dépouille.
Dans son discours, Halit Cevik a réfuté les propos de l'ambassadeur syrien qui s'est exprimé avant lui, sur l'opération, accusant la Turquie, d'avoir transgressé le droit international.
"Le mausolée du Shah Soliman était menacé par l'EIIL, a affirmé Halit Cevik. Durant cette opération qui a duré neuf heures, la Turquie a recouru a ses droits découlant du droit international et des accords internationaux qu'elle avait signés. Le président du Conseil de Sécurité, le Secrétaire général de l'ONU et les autres autorités ont été informées sur le sujet à l'issue de l'opération."
Le Shah Soliman, chef de la tribu Kayi qui a donné naissance à la dynastie ottomane, était décédé près de l'Euphrate, et avait été enterré au Qalat Jabar (Château Jabar) en Syrie, l'endroit était devenu de ce fait un point symbolique pour la Turquie.
Un accord conclu avec la France en 1921 a reconnu cet endroit comme territoire turc, le seul à l'étranger d'ailleurs. Le mausolée a été déplacé en 1939 et en 1975 pour différentes raisons, déplaçant par la même ce territoire turc.
Le représentant turc a aussi commenté la réforme de l'ONU: "l'échec à lutter contre les questions qui menacent la paix et la sécurité internationales, détériorent la crédibilité de l'institution. Il faut donner la priorité aux réforme pour un Conseil de sécurité plus démocratique, représentatif, transparent et efficace."