Volkan Kaşik,Tuncay Çakmak
19 Septembre 2017•Mise à jour: 22 Septembre 2017
AA - Malatya
Le ministre turc des Douanes et du Commerce, Bulent Tufenkci, a invité l’Allemagne à corriger au plus vite les erreurs commises envers la Turquie, notamment concernant le soutien fourni à l’organisation terroriste PKK.
Le ministre Tufenkci s’est exprimé au micro de l’Agence Anadolu au sujet des relations tendues entre Ankara et Berlin.
Il est d’abord revenu sur l’organisation par les sympathisants du PKK, à Cologne en Allemagne, d’une manifestation intitulée «Festival international kurde», dont le réel objectif était de soutenir l’organisation terroriste.
Affirmant que l’Allemagne suit une politique tournée contre la Turquie, Bulent Tufenkci a critiqué l’approche ambivalente de ce pays envers les différents groupes terroristes.
"Il n’y a pas de bons ou de mauvais terroristes. Vous ne pouvez pas dire que ceux que je qualifie de terroristes ne sont pas des terroristes à vos yeux. Le terrorisme est partout et il constitue une menace pour le monde entier", a-t-il commenté.
"Nous sommes alliés avec l’Allemagne au sein de l’OTAN. Le PKK est reconnu comme une organisation terroriste par l’Union Européenne (UE). Nous constatons, donc, que ce comportement de l’Allemagne est contradictoire et il est en totale violation de tous les traités internationaux et au droit. Ceux qui soutiennent aujourd’hui les terroristes n’ont absolument pas la garantie que ces terroristes ne les frapperont pas un jour. Ces pays qui accueillent autant de terroristes sur leur sol et qui les autorisent à faire tout ce qu’ils veulent, seront un jour condamnés par l’opinion et la justice internationales", a-t-il poursuivi.
Le ministre des Douanes et du Commerce a également dénoncé la facette de "donneurs de leçons" de certains pays.
"Depuis toujours, la Turquie considère le terrorisme comme un crime contre l’humanité, quel que soit l’objectif visé. La Turquie n’a jamais soutenu un quelconque groupe terroriste", a-t-il rappelé.
"Mais ceux qui, pour telle ou telle raison, veulent donner des leçons de démocratie ou de droits de l’homme à la Turquie ou se permettent de la critiquer, doivent d’abord regarder dans un miroir. Ils doivent se demander quel critère des droits de l’homme peut expliquer le soutien à des assassins de bébés et de civils innocents. L’Allemagne doit, au plus vite, corriger ces erreurs. Car tôt ou tard, ils devront faire face à ces terroristes", a-t-il conclu.