AA - Ankara
Les partis représentés au parlement turc n'étant pas encore parvenus à former une coalition gouvernementale, les débats sur l'éventualité d'élections législatives anticipées continuent.
Le délai de 45 jours pour former un nouveau gouvernement arrivera à échéance le 23 août courant, et aucune forme de coalition n'a été trouvée.
Le président de la République, Recep Tayyip Erdogan avait chargé, le 9 juillet dernier, Ahmet Davutoglu, président général du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti) et député de Konya, de former le 63ème gouvernement.
Davutoglu a chargé deux délégations de s'entretenir avec le Parti républicain du peuple (CHP) et le Parti d'action nationaliste (MHP) en vu de former une coalition.
Un rapport préparé à l'issue de ces réunions a été présenté à Davutoglu qui se réunira d'ailleurs avec le président du CHP, Kemal Kilicdaroglu, la semaine prochaine. Si les deux chefs de parti ne trouvent pas une formule lors de cet entretien, l'AK Parti entamera des discussions avec le MHP.
Un gouvernement de minorité pourrait être formé, si l'AK Parti n'arrive pas à se mettre d'accord avec le CHP ou le MHP.
Selon l'article 116 de la Constitution turque, si un cabinet n'est pas formé dans les 45 jours suivant la mise en place de la présidence du Parlement, le président de la République peut consulter le président du Parlement et décider d'organiser des élections anticipées.
Ce délai constitutionnel de 45 jours se terminera le 23 août courant.
En Turquie, les élections législatives se tiennent tous les quatre ans .