Melda Çetiner Karagöz,Nur Asena GÜLSOY
04 Mars 2016•Mise à jour: 04 Mars 2016
AA - Ankara
Aucune décision n'a été prise pour l'instant en ce qui concerne l'annulation de l'immunité parlementaire de certains députés, selon le vice-président du groupe parlementaire du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), Naci Bostanci.
Interviewé par l'Agence Anadolu, Bostanci a commenté le débat sur la levée de l'immunité parlementaire, proposée à la présidence du Parlement par le Parti d'Action nationaliste (MHP, opposition).
Naci Bostanci a rappelé que les attaques terroristes et les discussions sur le sujet, préoccupent les membres du Parlement. Le langage et le style utilisé durant ces sessions suscitent un autre débat, d'après Bostanci.
Le MHP avait demandé la levée de l'immunité parlementaire de certains députés soutenant le terrorisme et les terroristes. Les députés du MHP ont demandé que les dossiers déjà déposés sur le sujet soient désormais évalués judiciairement pour obtenir un résultat.
"Nous abordons le sujet en tenant compte des libertés, de l'usage des libertés, ainsi que des relations pratiques avec l'organisation terroriste sur le champ de bataille, a déclaré Bostanci. Nous évaluons le sujet convenablement. Aucune décision n'a été prise jusqu'à maintenant. Nous communiquerons les résultats obtenus."
Les députés du Parti démocratique des peuples (HDP) sont accusés de soutenir les terroristes du PKK et de ne pas avoir coupé leurs liens avec cette organisation terroriste. Des maires et représentants du partis s'étaient récemment rendus aux cérémonies de deuil, tenues à la mémoire des terroristes, dans la province de Van (est).
"Notre système est démocratique et les députés disposent d'une immunité parlementaire, a affirmé Naci Bostanci. Les gens sont libres d'exprimer leur opinion. Il est important, dans le cadre de cette expression, de tenir compte des points sensibles du peuple et des limites du Droit. Car au final, le peuple est le fondement de la vie politique dans les systèmes démocratiques. On ne peut pas exercer la politique en se bouchant les oreilles [aux demandes du] peuple. L'Etat est accusé, dans notre cas, de massacrer le peuple. Toutes ces affirmations ont des répercussions sur le public."