Tillerson accuse "Hezbollah" d'effusion de sang en Syrie
- Il tient le parti libanais pour responsable des menaces qui pèsent sur la sécurité régionale et sur la sécurité du Liban.
Wassim Samih Seifeddine
15 Février 2018•Mise à jour: 16 Février 2018
LebanonAA / Beyrouth
Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a accusé le parti libanais, "Hezbollah", d'effusion de sang en Syrie et de menacer la sécurité régionale.
C'est ce qui ressort de la conférence de presse qu'ont tenue Tillerson et le Premier ministre libanais, Saad Hariri, jeudi dans la capitale libanaise, Beyrouth.
"L'implication du Hezbollah en Syrie a conduit à une effusion de sang et à une menace pour la sécurité du Liban", a déclaré Tillerson, selon l'agence américaine Associated Press.
Il a ajouté qu'il était "inacceptable que les militants du Hezbollah opèrent en dehors de l'autorité du gouvernement libanais".
Tillerson a, dans ce sens, exigé du "Hezbollah" qu'il cesse ses activités à l'étranger, afin de contribuer à réduire les tensions régionales.
Concernant les tensions récentes entre Tel Aviv et Beyrouth, Tillerson a exprimé son optimisme quant à la possibilité de "parvenir à une solution entre les deux pays", à la suite du différend autour du gisement gazier "bloc n° 9", en Méditerranée.
Plus tôt dans la journée, le président libanais, Michel Aoun, a appelé le secrétaire d'Etat américain à "empêcher Israël de poursuivre son agression contre la souveraineté libanaise par voie terrestre, maritime et aérienne et de se conformer à la résolution 1701 du Conseil de sécurité".
Tillerson est arrivé au Liban jeudi matin, en provenance du Koweït, pour une visite officielle de sept heures.
À son arrivée, Tillerson a rencontré le président de la République, Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berri et le Premier ministre, Saad Hariri.
La visite de Tillerson est la première d'un responsable américain de ce niveau, depuis quatre ans. Elle ne fut précédée que par la visite du sous-secrétaire d'État américain (sous Obama), Jeffrey Feltman.
La visite de Tillerson au Liban intervient dans un contexte d'escalade dans la crise israélo-libanaise, sur les questions relatives aux frontières terrestres et maritimes.
Tillerson quitte aujourd'hui le Liban pour la Turquie, dans le cadre d'une tournée au Moyen-Orient qui l'a également mené en Egypte, au Koweït et en Jordanie.