AA - Ankara - Nur Gülsoy
La 2e Cour criminelle d'Ankara a accepté, jeudi, l'acte d'accusation soumis par le Parquet d'Ankara, impliquant sept personnes affiliées au mouvement Gülen.
Les suspects, dont quatre sont des policiers, sont accusés d'être des membres d'un "groupe terroriste affilié au mouvement de Fethullah Gülen", personnalité religieuse en exil volontaire aux Etats-Unis, qui oeuvrerait à saper le gouvernement en s'ancrant de manière méthodique dans les arcanes de l'Etat.
Le procureur en chef a accusé les sept suspects de former une "organisation parallèle" et de viser à s'emparer du gouvernement de manière discrète.
Il a également déclaré avoir recueilli d'importantes preuves sur l'existence et les objectifs de cette organisation terroriste.
Le gouvernement turc accuse des bureaucrates proches de ce mouvement d'avoir pris part dans la mise sur écoute illégale de plusieurs personnalités en Turquie, dont les téléphones protégés de hauts dirigeants de l'Etat. C'est ainsi que des allégations de corruption impliquant des ministres, auraient émergé en décembre 2013.
En outre, des représentants du gouvernement turc accusent certains procureurs et des employés de la police, qui avaient mené l'enquête dans l'affaire de corruption du 17 et du 25 décembre 2013, d'être en relation avec l'organisation parallèle pour de tels objectifs d'espionnage.