Mücahit Türetken
03 Juillet 2018•Mise à jour: 04 Juillet 2018
AA - Istanbul
Maya el-Meri, une jeune syrienne âgée de huit ans et sa famille ont été contraints de fuir au nord d’Idleb en Syrie et de se réfugier dans un camp afin d’échapper aux attaques du régime de Bachar al-Assad.
Née avec une malformation congénitale, Maya n’a pas de membres inférieurs, ses jambes sont amputées à partir du genoux.
Repérée par les équipes de l’Agence Anadolu (AA), Maya, qui incarne "les vies détériorées" à cause de la guerre, voit son destin prendre un tout autre tournant suite à la médiatisation de son histoire.
Les images de Maya se déplaçant dans le camp d’Idleb à l’aide de prothèses de fortune faites d’un assemblage de conserves et de tubes en plastique, ont suscité une vague de sympathie à travers le monde.
Ainsi, Kerem Kinik, président du Croissant Rouge turc, est intervenu afin de faire venir la petite Maya ainsi que son père, Mohammed el-Meri, atteint également de malformation congénitale et incapable, lui aussi, de marcher.

Informé de la situation via les réseaux sociaux, Mehmet Zeki Culcu, médecin, s’est chargé de la réalisation de leurs prothèses.
Titulaires d’une autorisation provisoire de séjour en Turquie, le père ainsi que sa fille rêvent du jour où ils auront, enfin, leurs prothèses.
Heureux de se trouver en Turquie dans le cadre de son traitement, le père, a partagé la tristesse éprouvée jusqu’alors par l’ensemble de la famille vis-à-vis de la petite Maya.
- Heureux de voir sa fille marcher
Face à l’incapacité de sa fille à marcher, le mère a eu l’idée de recourir à des boîtes en plastiques remplies de coton et d’éponge avant que cet appareillage ne soit remplacé par des boîtes de conserve et des tubes en plastique.
La petite qui ne se déplaçait qu’en rampant est finalement devenue capable de marcher d’abord à l’intérieur de la tente puis à l’extérieur, a raconté le père.

"Elle pouvait se rendre jusqu’à la tente qui servait d’école quand bien même elle avait un peu de mal. Maya est une enfant très sociable. Elle a de très bonnes relations avec ses camarades de classe. Elle aime discuter avec eux et passer du temps en leur compagnie".
Indiquant être arrivé en Turquie suite à l’article relayé par l’AA, le père a fait part de sa reconnaissance.
"Je remercie le président du Croissant Rouge turc, Kerem Kinik et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, notre médecin, Mehmet Zeki Culcu, ainsi que le peuple turc. Avec l'aide d'Allah, Maya et moi seront capables de remarcher avec nos prothèses. Nous sommes très impatients", a-t-il conclu.