AA - Ankara - Nur Gülsoy
L'organisation parallèle abuse la religion, selon le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan, qui a accordé une interview à la chaîne de télévision turque, Kanal 24, pour l'émission "Kulis", mardi.
"La religion des gens a été emprisonnée, ici, a-t-il déclaré. Les chefs religieux ont un rôle important à ce stade, en effet. Il y a une manipulation des idées comme quoi [ces gens] perdraient leur religion, donc ils ne peuvent pas quitter cet état de détention."
Akdogan a insisté que l'organisation parallèle n'a pas de soucis tels que la Turquie ou le peuple, et se préoccupe uniquement de ses intérêts.
Un réseau d' "organisation parallèle" dirigé par le mouvement de Fethullah Gülen, personnalité religieuse en exil volontaire aux Etats-Unis, aurait infiltré l'Etat turc afin de renverser le gouvernement.
Des bureaucrates proches de ce mouvement auraient pris part dans la mise sur écoute illégale de plusieurs personnalités en Turquie, dont les téléphones protégés des hauts dirigeants de l'Etat. C'est ainsi que des allégations de corruption impliquant des ministres, auraient émergé en décembre 2013.
En outre, des représentants du gouvernement turc accusent certains procureurs et des employés de la police qui avaient mené l'enquête dans l'affaire de corruption du 17 et du 25 décembre 2013, d'être en relation avec l'organisation parallèle pour de tels buts d'espionnage.
Yalcin Akdogan a aussi commenté le processus de résolution, insistant que l'organisation terroriste doit abandonner les armes.
Il a ajouté que ce processus n'est pas une question qu'on peut sacrifier aux élections législatives prévues pour le 7 juin prochain.
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde.