Nurten Aslan,Ayvaz Çolakoğlu
26 Août 2020•Mise à jour: 26 Août 2020
AA - Diyarbakir
Les mères de Diyarbakir organisent une veillée devant le bâtiment de la présidence provinciale du HDP (Parti démocratique des Peuples) dans l'espoir de voir rentrer leurs enfants enlevés et embrigadés par l’organisation terroriste PKK.
La veillée lancée le 3 septembre 2019 par des mères de Diyarbakir qui tiennent le HDP responsable de l'enlèvement de leurs enfants est entrée dans son 359ème jour.
Songul Altintas, mère de Muslim, enlevée par l'organisation terroriste PKK, n’a plus aucune nouvelle de son fils depuis 6 ans.
Altintas a assuré avoir frappé à toutes les portes afin de pouvoir enlacer de nouveau son enfant dans ses bras.
"Assez c'est assez, laissez ces enfants. Que veulent-ils de nos enfants? Combien de temps vont-ils encore les retenir? Nous ne le supportons plus. Nous sommes à bout.
C'est comme s'ils avaient largué des bombes sur notre maison. Depuis 6 ans, nous vivons avec ces bombes. Assez de cette souffrance infligée. Personne ne demande des droits au PKK. Nous avons déjà tous les droits. Dieu merci, notre Turquie est forte" a-t-elle dit.
Pour Altintas, le HDP est autant fautif que le PKK dans l’enlèvement des enfants.
Abdullah Demir, père de Fatih Demir, participe à l’événement depuis maintenant 359 jours, et affirme que tous ces enfants sont enlevés sur instruction du HDP.
"Ils (les responsables du HDP) sont mal à l'aise avec nous, alors faites revenir nos enfants. Ils n’ont pas de religion, pas de conscience, pas de pitié" a lancé Demir avant d’assurer qu’il est prêt à poursuivre le mouvement pendant 30 ans s’il le faut.
Et Demir de poursuivre :
"Qu’ils comprennent cela. Laissez partir nos enfants. Ils ont trompé nos enfants. Ils les ont remis au PKK depuis ce bâtiment. Ils nous ont arraché nos enfants. Nous voulons nos enfants. Toutes ces mères qui versent des larmes ici. Ces gens n'ont aucune humanité. Ils pensent que nous allons nous lever et partir. Nous n'avons pas de jour ou de nuit. Que d’épreuves traversées. Mais malgré tout nous sommes restés ici pour nos enfants. Mon fils fuit et rends toi à la justice turque. Notre État est si grand qu'il a réuni des enfants avec leurs familles", a-t-il exprimé.