AA - Ankara
Le Haut Conseil électoral turc (YSK) n'a pas encore fixé de date pour les élections législatives anticipées, a déclaré le président du YSK, Sadi Guven.
Interviewé par l'Agence Anadolu, Sadi Guven a déclaré avoir présenté un projet de calendrier aux représentants des partis politiques au YSK.
"Il semble qu'on peut organiser des élections dans 60 jours, si on en décide, a-t-il dit. Nous fixerons une date après que le Parti pour la Justice et le Développemetn (AK Parti), le Parti républicain du peuple (CHP), le Parti d'action nationaliste (MHP) et le Parti démocratique des peuples (HDP), qui sont représentés dans le YSK, auront commenté le projet de calendrier émis."
Guven a insisté que "le YSK ne pourra décider d'une date pour les élections, qu'une fois les partis politiques auront donné leurs commentaires [sur le projet de calendrier proposé]."
Selon Guven, le YSK n'a rien décidé pour l'instant, et il n'est pas question d'organiser des élections le 1er novembre.
- Processus depuis les élections législatives du 7 juin
Le peuple turc avait élu, le 7 juin dernier, les 550 députés de la 25ème législature, et aucun parti n'a obtenu la majorité absolue pour former un gouvernement tout seul.
Le Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti) de Ahmet Davutoglu avait obtenu le plus grand nombre de sièges au Parlement.
Le 9 juillet dernier, le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan avait chargé le Premier ministre Davutoglu de mener des négociations pour former un gouvernement, et ce jusqu'au 23 août, dans le délai légal de 45 jours.
Davutoglu s'est entretenu dans un premier temps, avec le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kilicdaroglu, puis avec celui du Parti d'action nationaliste (MHP), Devlet Bahceli, et, enfin, avec le co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas.
Le Premier ministre a ensuite eu des entretiens avec Kilicdaroglu et Bahceli, en vue d’examiner une formule gouvernementale, y compris une coalition.
Les entretiens n'ont pas abouti, et Davutoglu a déclaré que les conditions n’étaient pas propices, en Turquie, pour une coalition gouvernementale.
Davutoglu a rendu, mardi, le mandat que le président lui avait confié, cinq jours avant la fin du délai légal.