AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Le vice-Premier ministre turc Yalcin Akdogan a qualifié les structures parallèles au sein de l'Etat de ''nuisible pour la démocratie et la volonté du peuple''.
Akdogan s'est exprimé lors d'une interview exclusive dans le cadre de la Table des éditeurs à Anadolu, lundi, au siège de l'agence à Ankara.
Abordant le sujet des structures étatiques parallèles, qu'il a défini comme ''des réseaux illégaux qui menacent la démocratie'', Akdogan a indiqué que ''ces structures illégales ne peuvent être tolérées''.
Le vice-Premier ministre a ajouté que toute structure qui a porté atteinte à la sécurité nationale devra répondre de ses actes conformément à la loi.
L'''Etat paralèle'', selon le gouvernement turc, est un réseau de bureaucrates et de hauts responsables étatiques turcs proches de la personnalité religieuse Fethullah Gülen, ''ancré'' de manière méthodique dans les arcanes de l’Etat, tout particulièrement, au sein des institutions de la justice et de la sécurité, qui œuvrerait à saper le gouvernement et le Parti pour la Justice et le Développement (AKP au pouvoir).
D'autre part, le vice-Premier ministre a mis l'accent sur un changement de paradigme sur la question alévie, ''comme c'est le cas pour la question kurde''.
''L'Etat considère désormais les alévis comme directement concernés'', a noté Akdogan évoquant les sept forums et quatre rencontres réunissant le gouvernement et les communautés alévies depuis 2009, l'année du lancement de la politique de ''l'ouverture alévie''.
Les dernières réformes mises en place par le gouvernement ont aussi permis la reconnaissance des évènements culturels et religieux alévis, dont le jeûne de Muharrem, a insisté Akdogan, ajoutant, par ailleurs, que les manuels d'instruction religieuse ont été actualisés en coordination avec la communauté alévie suivant les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme.
Le gouvernement actuel s'est excusé pour les souffrances qu'avaient subi les alévis à Dersim et à Madimak même si elles ont été engendrées par une autre mentalité politique dans le passé, a souligné Akdogan.
''C'était notre gouvernement qui a remis en question l'oppression contre les alévis'', a précisé Akdogan poursuivant qu'ils ont pris des mesures en vue de faire des avancées démocratiques.
''Ce sont des gains considérables'', a-t-il conclu.