AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Le plan du représentant spécial des Nations unies (ONU) pour la Syrie part d'une bonne intention mais il faudra garantir sa mise en œuvre, a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu.
Cavusoglu a commenté le récent plan du représentant Staffan de Mistura ainsi que les relations bilatérales entre la Croatie et la Turquie à l'issue de son entretien avec la vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et européennes, Vesna Pusic, à Ankara.
La Turquie soutient la proposition de Mistura relatives aux zones de ''gel de combat'' en Syrie et toute autre trêve qui permettrait de mettre fin aux combats, à l'oppression et à la mort des personnes, a insisté Cavusoglu.
La Turquie a fait part de ses observations sur la proposition ''qui contient quelques défauts'', a-t-il ajouté.
Mistura avait proposé mercredi d’instaurer des zones de «gel des combats» à Alep et au nord de la Syrie. Le plan signifie pour lui ''la cessation des opérations militaires'' et non pas ''leur redéploiement''.
D'autre part, la ministre Pusic, indiquant que son pays et la Turquie avaient commencé ensemble les négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE), a fait remarquer que la Croatie a pu adhérer plus tôt que la Turquie ''non pas parce qu'elle est meilleure mais parce qu'elle est beaucoup plus petite''.
La Croatie estime que l'adhésion de la Turquie à l'UE est essentielle à la fois pour la Turquie et pour l'Union, a ajouté Pusic.
La ministre croate a mentionné par ailleurs le processus d'adhésion de la Bosnie-Herzégovine, en passe d'être relancé par l'UE. La Croatie avait proposé une nouvelle approche pour l'Union début 2014 vis-à-vis de la Bosnie-Herzégovine, a poursuivi Pusic, une approche soutenue en particulier par le Royaume-Uni et l'Allemagne.
''L'adhésion est extrêmement importante pour la stabilité en Bosnie-Herzégovine'', a-t-elle souligné.