AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le ministère des Affaires étrangères turc a appelé les dirigeants irakiens à adopter une approche consensuelle et éviter le fait accompli qui approfondirait une situation déjà chaotique.
Dans une déclaration faite lundi, le ministère turc a fait observer que "dire que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a violé la Constitution sous prétexte que le président Fouad Masoum ne l'aurait pas désigné pour la mise en place d'un nouveau gouvernement, et que l'armée, les clans et les volontaires le soutiennent, approfondissent l'instabilité dans le pays."
Selon le ministère turc, le déploiement des forces de sécurité autour du palais présidentiel est inquiétant. Ainsi, le ministère a appelé tous les dirigeants irakiens à soutenir le président Masoum qui représente l'unité en Irak, qui un Etat constitutionnellement légal.
"Notre pays se place aux côtés de toutes les puissances démocratiques en Irak et continuera de soutenir les efforts pour la mise en place d'un gouvernement fondé sur la Constitution."
Dans son discours télévisé de dimanche soir, le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, avait accusé le président Fouad Masoum de "faire prévaloir les intérêts d'un groupe précis, sur ceux des Irakiens", et de violer la Constitution. Nouri al-Maliki avait annoncé qu'il portera plainte contre le président Masoum, pour violation de la Constitution.
Alléguant que Masoum aurait violé exprés la Constitution en prolongeant le délai de désignation d'un responsable qui mettra en place le nouveau gouvernement, al-Maliki s'en défend en affirmant qu'il l'avait averti de cet acte. Nouri al-Maliki avait appelé le Parlement à faire en sorte que Masoum "rende des comptes".
Fouad Masoum avait été désigné président de la République par le Parlement irakien, le 24 juillet.