Özcan Yıldırım,Tuncay Çakmak
26 Avril 2016•Mise à jour: 26 Avril 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Conseil des ministres de Turquie a défini un plan d’action sous quatre paragraphes pour contrer les tirs de roquettes de Daech depuis la Syrie sur Kilis.
Le but de ce plan d’action est de lutter contre ces attaques mais aussi de garantir les besoins économiques et sociaux des habitants de cette ville du sud-est de la Turquie.
Les tirs de roquettes de Daech depuis la Syrie ont été, lundi, au centre de l’ordre du jour de la réunion du Conseil des ministres présidée par le Premier ministre, Ahmet Davutoglu.
Le plan d’action décidé par le gouvernement comprend quatre points.
Le premier porte sur le renforcement des mesures militaires.
Le nombre de soldats présents à la frontière entre la Turquie et la Syrie à Kilis sera augmenté. Le contrôle et la surveillance seront renforcés notamment par l’utilisation de drones.
Les travaux de renseignement, visant à prévenir les éventuelles attaques de Daech contre Kilis, seront également élevés au plus haut niveau.
Le second point de ces mesures consiste à apporter une aide financière aux commerçants et artisans qui ont subi des dommages dans les tirs de roquettes.
Deux versements, de 5 millions de TL chacun (environ 1,7 million de dollars US) seront alloués aux victimes professionnelles de Kilis.
Les ministères concernés feront une étude pour répondre aux difficultés financières des professionnels qui ont du mal à rembourser leurs crédits bancaires.
Cette petite ville du sud-est, qui, en très peu de temps, a été touchée par 46 roquettes, subit un traumatisme social. Pour y répondre, le ministère de la Famille et des Politiques Sociales déploiera ses spécialistes à Kilis.
Enfin, des équipes et des moyens supplémentaires dans le domaine de la santé seront envoyés à Kilis.
Un nouvel hôpital d’une capacité d’accueil de 250 à 300 malades sera, en outre, rapidement construit.