AA - Ankara - Nur Gülsoy
La Turquie s'oppose à toute division confessionnelle ou ethnique, a déclaré le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, à propos des événements en cours au Moyen-Orient.
Après un entretien avec Nawaz Sharif, le chef de gouvernement turc et son homologue pakistanais, ont tenu un point de presse conjoint, vendredi au siège du premier ministère, le palais de Cankaya, à Ankara.
"Nous sommes contre toute division confessionnelle ou ethnique, a affirmé Ahmet Davutoglu. Nous voyons bien que ces divisions détériorent les structures internes des Etats de la région, ainsi que leur ordre public, tout en provoquant de vastes tensions et des menaces terroristes. Dans ce contexte, les événements survenus récemment au Yémen nous inquiètent. De plus, des regroupements confessionnels et à la menace terroriste, en Irak et en Syrie... La Turquie a une approche claire vis-à-vis de la situation au Yémen."
Une opération militaire baptisée "Tempête de fermeté", menée par l'Arabie Saoudite avec l'appui de plusieurs pays du Golfe, a démarré à la fin du mois de mars au Yémen contre le groupe des Houthis, en réponse à la demande du "gouvernement légitime" au Yémen.
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations Unies et aux pays arabes, pour qu'ils entreprennent une intervention militaire au Yémen.
Le pays est en proie au chaos depuis la révolution populaire de 2011 et surtout depuis septembre 2014, lorsque des forces pro-Houthies se sont emparées de Sanaa et ont, depuis, cherché à étendre leur emprise à d’autres régions du Yémen.
Certains pays du Golfe accusent l’Iran de soutenir l’insurrection des Houthis, groupe de confession musulmane chiite, ce que Téhéran rejette avec force.
Dans ce contexte, Davutoglu a poursuivi: "Nous avons clairement exprimé notre approche à propos des affrontements et intervention menés par l'Arabie Saoudite. Nous avons, dans ce cadre, affirmé également notre soutien opérationnel."
- Accord nucléaire avec l'Iran
Davutoglu s'est fécilité de l'accord conclu entre l'Iran et le groupe P5+1 (les cinq membres permanent du Conseil de sécurité, soient les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine, plus l'Allemagne).
"Nous jugeons positive, l'étape atteinte dans les négociations nucléaires, a-t-il déclaré. Toutes les parties prenantes doivent agir de manière responsable pour faire progresser le processus et il faut considérer ce sujet comme le début d'une nouvelle ère en terme de stabilité de la région."