AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy
La Turquie ne connaitra pas de crise de production et de consommation d'électricité ni de coupures malgré des précipitations insuffisantes par rapport aux années précedentes, a affirmé le ministre de l'Energie turc Taner Yildiz, lors de l'inauguration du Salon international de l'énergie et de l'environnement (ICCI) à Istanbul le jeudi 24 avril.
Pourtant, Olgun Sakarya, chef du département de l'énergie à la Chambre des Ingénieurs d'électricité et d'électronique , a affirmé à l'Agence Anadolu que l'augmentation des importations d'électricité serait inévitable à cause de la sécheresse.
"Il y a une chute importante de réserves en eau dans les barrages en Turquie", a-t-elle affirmé à l'Agence Anadolu. soulignant que l'un des problèmes majeurs de la Turquie est sa dépendance énergétique en importations.
"La part de l'importation dans la consommation électrique de la Turquie n'est que de 3%, a cependant expliqué le ministre Taner Yildiz. La Turquie exporte aussi de l'électricité. C'est injuste pour les producteurs du secteur, de dire que la Turquie importe la totalité de ses besoins énergétiques".
Le ministre a aussi donné des détails sur les besoins en gaz naturel de la Turquie.
"La Turquie ne veut pas prendre part dans les négociations qui se dérouleront en Russie et à Bruxelles, sur la restructuration financière de l'Ukraine afin que les pays de l'Union Européenne ne rencontrent de problèmes d'offre de gaz naturel, a-t-il déclaré. La position de la Turquie est différente. D'ailleurs, nous avons eu des réunions très positives avec le chef de la Gazprom."
Le gouvernement turc a demandé que la capacité du gazoduc Blue Stream qui fournit du gaz à la Truquie en provrenancce de Russie via la mer Noire, passe de 16 à 19 milliards de mètres cube à un prix convenable, a indiqué Yildiz.
Le salon où ont lieu plusieurs conférences dure trois jours. Les participants discutent des moyens d'investir dans l'énergie, de l'avenir du marché en Turquie, et des énergies nucléaire et renouvelables.