AA - Istanbul - Nur Gülsoy
La croissance et la demande intérieure en Europe, font augmenter l'exportation de la Turquie, a affirmé le Vice-Premier ministre, Ali Babacan, car la demande interne du pays importateur est le facteur principal de l'exportation turque.
Ali Babacan qui s'est exprimé, mardi à Istanbul, à la quinzième réunion extraordinaire du Conseil de l'Association turque des instances intermédiaires du marché des capitaux, a déclaré :"Nous avons atteint un taux de croissance de 4,4% au premier trimestre de 2014. Cette croissance n'est pas artificielle, elle est solide, équilibrée et crée des emplois. (...) La source de la croissance en Turquie doit absolument être l'investissement, la production et l'exportation. Une croissance qui repose sur la consommation interne ne peut pas être durable pour nous en ce moment. Peut être que nous aurons notre propre pétrole et gaz dans l'avenir. Peut être que les accords signés avec l'Azerbaïdjan et l'Irak du Nord seront fructueux et nous réduirons notre dépendance de l'extérieur. Mais jusqu'alors, nous faisons face à la réalité que nous sommes dépendants en terme de pétrole et de gaz. Pour ce fait, il faut des devises, des dollars, des euros. Il est impossible de payer par des livres turques le gaz et le pétrole que nous importons."
"Nous observons une amélioration de l'économie mondiale, a-t-il relevé. La croissance des Etats-Unis est devenue durable et la Banque centrale américaine (Fed) fait ce qui est nécessaire, étape par étape. Bien que l'impact de cette croissance sur le marché de l'emploi n'est pas encore visible, la marche de la Fed vers des politiques monétaires plus étroites ne sera pas surprenante."
Les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) pourrait engendrer des problèmes à moyen terme. Etant une grande structure de 28 pays dont 18 dans la zone euro, il est impossible d'établir un consensus sur une politique commune, selon le Vice-Premier ministre.
Ali Babacan a estimé que "la reprise en Europe est faible, fragile et varie d'un pays à l'autre. La dette publique est très élevée dans beaucoup de pays européens, ils n'ont pas pu résoudre les problèmes dans leurs secteurs bancaires. Les chiffres d'affaires, les liquidités sont encore inquiétants."
La Banque centrale européenne (BCE) avait fixé le taux d'intérêt de dépôt à -0,10%, et le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement de l’Eurosystème à 0,15%, en début juin. la BCE prévoit une baisse des principaux taux d'intérêt et des opérations de refinancement à long terme."