Tuncay Çakmak
11 Janvier 2016•Mise à jour: 11 Janvier 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc de l’Intérieur, Efkan Ala, a annoncé que près de 36 000 membres présumés de Daech sont concernés par une interdiction d’entrée en Turquie.
Ala s’est exprimé aux journalistes, lundi, lors de sa visite au gouverneur d’Ankara, Galip Demirel, concernant la lutte contre le terrorisme mené par la Turquie.
Rappelant que le gouvernement donne régulièrement des chiffres concernant la lutte contre Daech, il a expliqué: «Dans notre coopération internationale, grâce aux échanges de données avec les autres pays, nous avons instauré une interdiction de territoire contre 35 970 personnes originaires de 124 pays différents»
Efkan Ala a cependant rappelé que la Turquie accueille près de trois millions «d’invités» sur son territoire, et que le pays, étant sur les chemins migratoires, a besoin que les autres pays fassent aussi le même travail.
«Nous prenons nos responsabilités, mais l’Union Européenne (UE) et les pays occidentaux n’agissent pas beaucoup», a-t-il regretté, dénonçant les nombreuses paroles par rapport au trop peu actes.
«Depuis 2012, nos gardes côtes ont intercepté plus de 146 mille clandestins, mais c’est une chose qui n’est pas connue de tous», a-t-il encore dit.
A propos de la lutte contre le PKK, le ministre de l’Intérieur a rappelé que les opérations sécuritaires se poursuivront tant que c'est nécessaire.
«Nous préférerions ne pas être obligés d’instaurer le couvre-feu, mais la situation nous l’impose. Dans tous les cas, nous prendrons toutes les décisions adéquates pour protéger la vie de nos citoyens, nous ne les abandonnerons pas aux terroristes », a-t-il encore déclaré.
Le ministre turc de l'Intérieur a ensuite lancé un appel en direction des membres du PKK.
«Le chemin que vous avez choisi n’est pas le bon, cessez de faire du mal au peuple, faites marche arrière», a-t-il lancé.
Le ministre a indiqué que le gouvernement prend toutes les mesures en faveur des habitants et des commerçants qui ont été touchés par la violence dans la région du Sud-est.
Pour conclure, Efkan Ala a expliqué que la Turquie a besoin d’une nouvelle constitution qui sera civile et plus démocratique.