İlhan Toprak
27 Janvier 2016•Mise à jour: 28 Janvier 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Porte-parole de la Présidence turque, Ibrahim Kalin a déclaré que les appels à mettre fin aux affrontements devraient concerner le PKK et non pas le gouvernement turc.
Kalin s’est exprimé, mercredi, sur le sujet de la lutte contre le terrorisme et les questions régionales et internationales, lors d’une conférence de presse au palais présidentiel à Ankara.
"Les appels à mettre fin aux affrontements devraient être adressés à l'organisation terroriste PKK plutôt qu'à l'Etat. Le PKK doit cesser toute attaque et abandonner les armes", a-t-il dit.
Kalin a rappelé qu’il est du devoir de l’Etat et du gouvernement de garantir l’ordre public et de défendre la vie et les intérêts de ses citoyens.
Le porte-parole a mis l’accent sur le fait que la lutte contre le PKK n’est pas une lutte contre les Kurdes.
«L’organisation terroriste et ses alliés cherchent à propager l’idée que la Turquie combat ses propres citoyens kurdes, a-t-il expliqué. Notre combat est mené contre le PKK. Affirmer le contraire revient à dire que le PKK est le représentant des Kurdes. C’est une propagande en faveur de l’organisation terroriste.»
Kalin a ensuite rappelé que le PKK, malgré plusieurs discussions de paix, n’a jamais abandonné les armes.
«Le PKK a toujours préféré mener des attaques terroristes, attaquer nos citoyens, leur rendre la vie difficile et vouloir imposer le chaos. Notre devoir est de lutter contre cela, et c’est un droit légitime. Dans ce cadre, nous n’autoriserons aucune propagande en faveur du PKK», a-t-il ajouté.
Le porte-parole de la présidence turque est revenu, par ailleurs, sur la situation en Syrie.
"Jouer avec le tissu ethnique et démographique de la Syrie, sous prétexte de lutter contre Daech, assombrit davantage l'avenir de ce pays", a-t-il déclaré, en allusion à la stratégie du PYD, branche syrienne du PKK.
Kalin a rappelé que la Turquie n’autorisera pas qu’une situation de fait survienne dans le Nord de la Syrie, le long de la frontière avec la Turquie.
A propos des pourparlers de Genève pour la Paix en Syrie, Kalin a expliqué que le PYD ne peut pas prétendre être le représentant des Kurdes de Syrie.
«Ce groupe qui a des liens avec l’organisation terroriste PKK ne peut pas représenter les Kurdes à Genève. D’autres pays partagent cette même approche, et en conséquence, les Nations Unies ont décidé de ne pas convier le PYD à la table des négociations. La Turquie sera représentée au plus haut niveau à Genève», a-t-il dit.
Kalin a expliqué que la Turquie défend l’idée de la présence des Kurdes à Genève, mais celle-ci ne peut pas être assurée par le PYD.
Pour conclure, Ibrahim Kalin s’est exprimé sur les travaux concernant la préparation d’une nouvelle constitution pour la Turquie, et le passage à un système présidentiel.
«La nouvelle constitution ouvrira la voie à la Turquie pour atteindre ses objectifs pour 2023. Le système présidentiel permettra une véritable séparation des pouvoirs en Turquie», a-t-il affirmé.