AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
Le vice-Premier Ministre turc, Bulent Arinc, a demandé de "laisser au système judiciaire le soin de déterminer les responsables de la catastrophe à la mine de charbon de Soma et de ne pas créer la confusion", le mercredi 21 mai.
"La catastrophe de la mine de Soma a eu lieu en dépit de toutes les règles de prévention en place, une enquête approfondie sera menée pour découvrir les raisons de l'incident. nous devons élaborer de nouvelles mesures ", a déclaré Bulent Arinc.
Le vice-Premier ministre a écarté la reprise de l’exploitation dans la mine, en annonçant que " la production ne devrait pas continuer dans ces conditions ... Si la sécurité est insuffisante malgré toutes les précautions, alors nous devrions considérer la fermeture (de la mine)".
La catastrophe qui a causé la mort de 301 personnes, a été l'accident minier le plus meurtrier de l'histoire de la Turquie, dépassant le nombre de morts de l'explosion de gaz à Zonguldak en 1992 qui avait tué 263 mineurs.
Des dizaines de procureurs ont été affectés pour superviser les examens post- mortem. Huit personnes, dont le chef de la direction de la société qui gère la mine, ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête en cours.
Interrogé sur les allégations selon lesquelles le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a giflé un manifestant dans un magasin de Soma, Arinc a clairement rejeté ces revendications.
" Le Premier ministre a giflé personne. La personne qui prétend être giflée a changé son témoignage quatre fois. Comment pouvez-vous imaginer un Premier ministre frapper quelqu'un? ", a-t-il ajouté.
Par ailleurs Arinc a indiqué que " les familles des victimes de la catastrophe de Soma seront prises en charge par l'Etat pour alléger leur suffrance. Les règlements seront faits afin de garantir à vie l'avenir de leurs enfants ".