AA - Washington
La fin des incertitudes après les élections législatives en Turquie est bénéfique pour l'économie du pays, a déclaré Ayhan Kose, directeur du Groupe d’étude sur les perspectives de développement à la Banque mondiale.
Dans son commentaire pour Anadolu, Kose s'est exprimé sur l'évolution de l'économie turque au lendemain des élections, à l'occasion de la présentation à Washington de la dernière édition du rapport semestriel de la Banque, ''Perspectives économiques mondiales''.
Dans ce rapport, la Banque mondiale a baissé sa prévision de la croissance de l'économie turque de 3,5% à 3% pour 2015. Cette révision a été motivée par le ralentissement de l'économie en raison des incertitudes découlant du processus électoral, a expliqué Kose.
La confiance des investisseurs a chuté comme le volume de leurs investissements, en raison des incertitudes électorales avant le scrutin, selon l'économiste de la Banque, d'où la récente fluctuation des marchés.
Le taux de croissance de l'économie turque au premier trimestre 2015 (2,3%) a été supérieur aux attentes, s'est réjoui Kose estimant que la faiblesse des prix de pétrole aura encore plus d'impact positif lors du prochain trimestre.
Le déroulement ''paisible'' des élections aura un bon effet sur l'accélération de la croissance, a-t-il ajouté.
S'exprimant aussi sur la formation d'un nouveau gouvernement en Turquie, Kose a indiqué que la Banque mondiale se montre ''optimiste'' quant à la poursuite des ''succès dans le passé'' grâce aux prochaines mesures qui seront conformes au contexte macroéconomique du pays.
La Banque mondiale espère par ailleurs que les politiques macroéconomiques du futur gouvernement aideront la Turquie à bénéficier davantage de la faiblesse des prix de pétrole et à résister au contexte économique mondial en dégradation, d'après l'économiste.
D'autre part, Kose a averti que la hausse éventuelle des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine (FED) aura beaucoup d'influence sur les économies émergentes, dont celle de la Turquie.
La Turquie doit se préparer à la hausse des taux, a-t-il insisté.