Mustafa Keleş
16 Avril 2016•Mise à jour: 16 Avril 2016
AA / New York / Mustafa Keles
L’ambassadeur turc auprès de l’ONU Halit Çevik a rejeté les accusations de son homologue russe portant sur «la complicité» de la Turquie, qui «aurait fermé les yeux» sur la contrebande de pièces archéologiques pratiquée par le groupe terroriste de Daech.
Le diplomate turc a qualifié ces accusations d’une «tentative de détourner l’attention des destructions et des victimes générées par l’aviation russe en Syrie».
Halit Cevik s’exprimait, tard dans la soirée du vendredi (heure de New York) au cours d’une séance au conseil de sécurité des Nations Unies, sur les «menaces terroristes qui ciblent la paix et la sécurité mondiales».
«La Russie tente en portant des accusations à l’adresse de la Turquie à détourner l’attention de l’opinion publique internationale, des victimes civiles tombées en Syrie, à cause des opérations militaires menées par Moscou dans ce pays», a insisté le diplomate turc.
L’ambassadeur russe avait adressé ces accusations au cours d’une allocution prononcée plus tôt lors de la même séance.
Halit Çevik a relevé les mesures additionnelles prises par la Turquie pour empêcher l’organisation de Daech d’obtenir des recettes financières, à la faveur de la contrebande de pétrole et de pièces archéologiques, affirmant que Ankara échange les informations et les renseignements afférents à cette question avec la commission en charge du dossier au conseil de sécurité.
«La Turquie considère Daech comme étant une menace à sa sécurité nationale et a pris l’ensemble des mesures coercitives nécessaires contre cette organisation», a-t-il poursuivi.
«La Turquie combat tous les groupes terroristes sans exception ni distinction, que ce soit Daech ou le PKK et son prolongement en Syrie, le PYD », a encore dit Çevik.