Bilal Müftüoğlu
23 Septembre 2015•Mise à jour: 23 Septembre 2015
AA - Strasbourg - Bilal Muftuoglu
"Le PKK doit déposer les armes sans condition préalable", a déclaré mercredi Kemal Kilicdaroglu, président du Parti Républicain du Peuple (CHP) au terme de sa visite au Conseil de l'Europe.
Kilicdaroglu s'est exprimé aux médias à l'issue de ses entretiens avec Thorbjorn Jagland, Secrétaire général du Conseil de l'Europe, et Nils Muiznieks, Commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe.
Les rencontres avec Jagland et Muiznieks se sont essentiellement portées sur la question des réfugiés syriens, le terrorisme et la liberté des médias en Turquie, a fait savoir Kilicdaroglu depuis Strasbourg, où il est prévu de rencontrer les électeurs turcs pour les élections législatives du 1er novembre.
"La question des réfugiés syriens n'est plus le problème de la Turquie, elle concerne aussi l'Europe", a noté Kilicdaroglu, affirmant que l'Europe a pris du retard à répondre à l'afflux migratoire.
"L'Europe devra se décider au plus vite possible et partager ses solutions avec la Turquie", a-t-il renchéri.
Pour ce qui est des actes terroristes en Turquie, Kilicdaroglu a informé les deux figures du Conseil que le terrorisme "porte gravement préjudice" à la Turquie, notamment depuis la reprise des armes par le PKK.
"Le PKK doit déposer les armes sans condition préalable. Le terrorisme ne peut être résolu qu'au travers de la démocratie et des libertés", a-t-il poursuivi.
Finalement, Jagland et Muiznieks ont abordé la question de la liberté des médias en Turquie, a fait savoir Kilicdaroglu, notamment le récent attentat contre le siège du quotidien turc Hurriyet. Les deux responsables européens ont fait part de l'inquiétude du Conseil de l'Europe mais aussi des organisations de société civile, a rapporté le président du CHP.