AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Le président du Parlement turc Cemil Cicek a fait savoir qu'il n'est pas responsable de l'interdiction de publication des rapports de la Commission d'enquête parlementaire dans la presse et qu'il n'a ni le droit ni la compétence pour le faire.
S'exprimant, jeudi, à la chaîne d'info NTV, Cicek a souligné qu'il a appris la récente interdiction sur les affaires de corruption, impliquant quatre anciens ministres, alors qu'il était à étranger et que c'était la commission elle-même qui a effectué la demande.
Cicek a, par ailleurs, critiqué le chef du principal parti d'opposition, Kemal Kilicdaroglu qui l'a accusé de censurer les travaux de la commission et de tolérer la corruption.
La commission d'enquête n'est pas un organe législatif qui dépend de la Grande Assemblée nationale de Turquie (GANT) mais une institution juridique, a rappelé Cicek, ajoutant que ses compétences relèvent en conséquence de l'article 100 de la Constitution.
L'examen de la commission d'enquête est, par ailleurs, classé confidentiel par le règlement administratif du parlement turc, a-t-il poursuivi.
La confidentialité de l'enquête de la commission est aussi réglée par l'article 157 du code de procédure pénale et sa violation est sanctionnée par l'article 285 du même code, a fait remarquer Cicek.
Insistant sur le fait que le code interdit la participation des personnes non-membres de la commission d'enquête à ses réunions, Cicek a souligné que tout éventuel vice de procédure à cet égard sera abordé lors des prochaines rencontres de la commission.
"Le parlement avait fait recours aux commissions d'enquête sur divers sujets à plus de cent reprises dans le passé. Chaque fois les même règles de confidentialité avaient été appliquées", a-t-il précisé.