AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan soutient le processus de résolution depuis le début, l'ayant entamé lui-même, a assuré le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin.
Kalin s'est exprimé dans un point de presse, jeudi: "Notre président de la République continuera à soutenir le processus de résolution qu'il mène, en tant qu'acteur politique, malgré toutes les difficultés survenues, depuis le début."
"J'insiste, les efforts que font certains ces derniers temps pour montrer que notre président s'oppose au processus de résolution, sont vains, a-t-il ajouté. À l'heure actuelle, l'arrêt de la violence armée, c'est à dire l'abandon total des armes par l'organisation terroriste, est le sujet le plus important."
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde.
Récemment, des représentants du gouvernement turc avaient annoncé la mise en place d'un Comité d'observation qui sera chargé d'observer les entretiens avec Abdullah Ocalan, dirigeant du PKK incarcéré. Par la suite, le président Erdogan s'est opposé à cette initiative, et déclaré n'avoir pas été renseigné sur le sujet, et avoir été informé par la presse.
Certains médias avaient considéré cette remarque comme un signe de divergence entre le chef de l'Etat et le gouvernement. Certains sont même allés jusqu'à dire que le président s'opposait au processus.
"L'aboutissement du processus, après l'abandon des armes, est notre plus grand objectif, a déclaré le porte-parole. Ce processus a occupé la première place dans l'agenda d'Erdogan, durant les années où il occupait la fonction de Premier ministre, et actuellement durant son mandat présidentiel. Dorénavant, la réussite de ce processus sera possible grâce à sa coordination."
- Intervention militaire au Yémen
En réponse à une question sur l'intervention militaire étrangère au Yémen, Kalin a souhaité que cette intervention militaire lancée mercredi soir au Yémen contre les Houthis, réussira, pour "mener vers un dialogue politique".
Une opération militaire a démarré dans la soirée du mercredi au jeudi au Yémen contre le groupe des Houthis, en réponse à la demande du "gouvernement légitime" au Yémen.
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations Unies et aux pays arabes, pour qu'ils entreprennent une intervention militaire au Yémen.