Enes Kaplan,Sinan Uslu,Tuncay Çakmak
20 Février 2018•Mise à jour: 20 Février 2018
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a averti les groupes armés proches du régime syrien qui voudraient venir en aide aux terroristes du YPG/PKK-Daech à Afrin : "ils le paieront très cher".
Le Chef de l’Etat turc s’est exprimé, mardi soir, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue macédonien, Gyorge Ivanov.
Il a d’abord insisté sur le très bon niveau des relations bilatérales "anciennes et fraternelles" entre la Turquie et la Macédoine.
Erdogan a indiqué que les deux pays sont déterminés à renforcer et développer davantage la coopération dans tous les domaines, économique, politique ou encore culturelle.
La lutte contre l’organisation terroriste FETO, auteur de la tentative de coup d’état repoussée du 15 juillet 2016, groupe très bien implanté en Macédoine à travers diverses organisations et structures scolaires, a été un sujet longuement évoqué par les eux leaders.
"Avec le soutien de nos amis, nous allons exclure le groupe terroriste FETO des Balkans, a-t-il déclaré. FETO n'est pas seulement une menace pour la Turquie. Nous sommes déterminés à assécher les racines de cette organisation partout dans le monde."
Le Président turc a ensuite été interrogé par un journaliste sur les discussions entre la Macédoine et la Grèce au sujet du contentieux qui les oppose sur le nom "Macédoine".
"Je souhaite que les eux parties surmontent ce problème grâce au dialogue. L’intégration de la Macédoine à l’axe Europe-Atlantique est essentielle. La Turquie poursuivra donc son soutien traditionnel à la Macédoine. Il n'est pas question d'hésitations de notre part. Nous avons été l'un des premiers pays à reconnaître la Macédoine sous ce nom. Nous ne changerons pas d'attitude. La diplomatie turque ne joue pas un double-jeu", a-t-il répondu.
Erdogan a également été interpellé sur le déploiement de forces proches du régime syrien à Afrin afin de venir en aide aux terroristes du YPG/PKK-Daech que la Turquie combat dans le cadre de l’opération Rameau d’olivier.
"Ce soir des milices chiites voulaient rejoindre Afrin. Face aux tirs de sommation, elles ont dû faire marche-arrière et ce dossier s'est ainsi refermé pour l'instant", a-t-il indiqué.
Concernant la volonté de certains groupes terroristes pro-régime syrien de rejoindre Afrin, le Chef de l’Etat turc a poursuivi ainsi: "Nous avons un consensus avec les présidents Poutine et Rohani, avec qui je me suis entretenu hier soir. Mais parfois, ces groupes terroristes prennent des décisions hasardeuses. Nous ne pouvons pas les laisser faire. Ils le paieront très cher", a-t-il conclu.