AA / Kayseri / Kadir Karakuş
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a souligné que le « Musulman ne trahit pas le musulman et n’espionne ni les fidèles ni les infidèles ».
Présent lors d’une réception organisée à l’occasion de l’inauguration d’équipements culturels dans la ville de Kayseri (Centre de la Turquie), Erdogan s’est dit « étonné dès lors comment un type, qui prétend être un homme de religion, puisse espionner le Premier ministre et les membres du gouvernement ».
Il faisait allusion à Fethullah Gülen , qui conduit un groupe religieux et réside dans l’Etat américain de Pennsylvanie depuis la fin des années 90 et qui est accusé par le gouvernement turc, de manière indirecte, de noyauter l’appareil d’Etat, tout particulièrement, les services de sécurité et de justice, ainsi que de la formation d’un appareil parallèle.
Erdogan a réitéré son engagement à « pourchasser jusque dans leurs derniers retranchements ceux qui commettent des actes portant atteinte à la sécurité du pays », relevant que « cet objectif ne sera pas atteint du jour au lendemain et que cela exige de faire montre de patience. Cependant, nous serons sévères à l’endroit de quiconque constituerait une menace pour la sécurité du pays, même s’il fait partie de nos proches. »
Erdogan a, par ailleurs, évoqué la Grande Assemblée Nationale de Turquie (Parlement), qui a, récemment, fêté le 94ème anniversaire de sa création, précisant que le Parlement a été fondé pour « qu’il soit l’épicentre de la volonté nationale et l’instance suprême pour la prise des décisions qui concernent le pays sans que personne ne soit autorisée à les transgresser. »
Il a, cependant, indiqué que « des parties ont voulu affaiblir, ignorer et s’accaparer les prérogatives de cette Assemblée, cet hémicycle où s’illustre la volonté populaire »
Et Erdogan de poursuivre « ces tentatives se sont illustrées à travers les coups d’Etat du 27 mai 1960, du 12 septembre 1980 et du 28 février 1997. Ils ont voulu réediter le coup, chose que nous n’avons pas toléré et nous sommes parvenus, à la faveur de notre résolution et de notre détermination, à faire échouer leurs plans ».
Sur un autre plan, Recep Tayyip Erdogan a exprimé son entière « confiance en le peuple turc qui élira le candidat du Parti pour la Justice et le Développement (AKP) à la prochaine élection présidentielle – qui aura lieu le 10 août prochain – dès le premier tour".
A la fin de l’inauguration, Erdogan s’est rendu à la ville de Yozgat où il a prononcé une brève allocution dans laquelle il a insisté sur le fait que la Turquie « est devenue, sous le règne de l‘AKP un Etat pivot et leader dans la région », relevant qu’une « nouvelle étape a débuté au cours de laquelle la Turquie aura un rôle et une influence grandissants ».