AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a assuré qu'il ne serait pas le président d'un seul groupe ou d'un seul parti s'il est élu, mais le président de la République de Turquie.
S'exprimant lors de la cérémonie de sa désignation à la candidature présidentielle mardi, Recep Tayyip Erdogan a remercié les députés qui l'ont choisi candidat.
"Ce pays appartient à ceux qui n'ont pas voté pour nous, autant qu'à ceux qui l'ont fait, a affirmé le chef du gouvernement. Ce merveilleux pays appartient à ceux qui nous aiment, autant qu'à ceux qui ne nous aiment pas. Si je suis élu le 10 août, je ne serai jamais le président d'un seul groupe, d'un seul parti, mais le président de la République de Turquie. L'élection du président de la République au suffrage universel direct n'est pas une simple opération procédurale. C'est la fin de la période de tutelle dans ce pays. Nous n'élisons pas un président de la République qui représenterait l'Etat face au peuple, mais au contraire, un président élu par le peuple, issu du peuple."
Concernant la succession dans son parti, le chef du Parti pour la Justice et le Développement (AKP) a insisté que "ceux qui estiment que l'AKP n'existera pas sans Recep Tayyip Erdogan, n'ont pas compris (l'objectif de) notre combat."
"J'estime que la règle de l'AKP, obligeant ses deputés à ne pas depasser trois mandats parlementaires consecutifs, sera préservée avec fermeté", a-t-il aussi indiqué.
Le candidat Erdogan a aussi assuré que la fonction de Président de la République n'est pas de tout repos et affirmé que le processus de résolution ne flanchira pas. "Nous ne tolérerons jamais l'organisation d'un Etat parallèle, a-t-il également souligné. Nous continuerons de lutter contre cette organisation fantoche qui cible l'indépendance de notre pays."
Le chef de l'AKP, Recep Tayyip Erdogan, est le troisième candidat annoncé jusqu'à maintenant pour l'élection présidentielle, après Selahattin Demirtas et Ekmeleddin Ihsanoglu.
Les candidats doivent officiellement se déclarer auprès du Haut Conseil électoral (YSK) qui a fixé au 3 juillet le dernier délai des candidatures.