Hakan Çopur
25 Janvier 2018•Mise à jour: 26 Janvier 2018
AA/ Washington/ Hakan Çopur
Des sources officielles turques, ont rectifié, jeudi, des informations parues dans une déclaration de la Maison Blanche relative à l’entretien téléphonique, effectué mercredi soir, entre le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue américain, Donald Trump, soulignant que la déclaration n’a pas témoigné de façon rigoureuse de l’intégralité du contenu de la conversation.
Les informations dévoilées par des sources à la Présidence turque, à l’issue de la publication, mercredi soir, de la déclaration américaine, ont indiqué que les Etats-Unis n’ont pas soigneusement présenté le contenu de l’entretien à l’opinion publique.
Washington a également informé la presse d’un certain nombre de sujets qui n’ont pas été abordés lors de l’entretien téléphonique, précisent les sources à la Présidence turque.
Selon la déclaration émanant de la Maison Blanche, Trump a exprimé "sa préoccupation quant à l’escalade de violence dans la ville syrienne d’Afrin, ce qui pourrait porter atteinte à nos objectifs communs en Syrie". Ceci a été réfuté par les sources turques, qui ont souligné que Trump n’a pas exprimé "sa préoccupation quant à l’escalade de violence au sujet de l’opération Rameau d’olivier dans la ville syrienne d’Afrin".
Elles ont souligné que les deux présidents turc et américain ont échangé, uniquement, leurs points de vue par rapport à l’opération.
Par ailleurs, les sources à la Présidence ont indiqué que Trump n’a pas utilisé l’expression «déclarations dévastatrices et erronées de la Turquie», une expression parue dans la déclaration de la Maison Blanche.
Dans un contexte lié, les mêmes sources ont indiqué que l’entretien téléphonique entre les deux parties n’a pas abordé l’état d’urgence en Turquie.
Les sources ont indiqué que le président américain a réclamé à son homologue turc la libération de certains de ses concitoyens détenus en Turquie, avant de poursuivre qu’Erdogan lui a affirmé que la Turquie est un Etat de droit et que ces affaires citées, relèvent de la compétence du pouvoir judiciaire.
D’autre part, la déclaration américaine a souligné la nécessité d’ajuster l’opération Rameau d’olivier à un délai déterminé, en faisant référence à l’existence militaire américaine, à Manbij, et de prendre les précautions afin d’y éviter des affrontements acharnés.
Quant à la partie turque, elle a souligné la nécessité du retrait des éléments de l’organisation terroriste PYD/YPG depuis Manbij dans l’est de l’Euphrate, comme convenu auparavant. Dès leur retrait, la ville sera protégée contre toute menace présumée de l’organisation terroriste Daech, grâce à la présence de l’armée syrienne libre (ASL) soutenue par l’armée turque, selon les mêmes sources.
Par ailleurs, la déclaration américaine, n’a pas rapporté que le président Erdogan a souligné, lors de l’entretien, la nécessite de mettre fin au soutien américain fourni à l’organisation terroriste PYD/YPG, dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Pour le sixième jour d’affiliée, l’opération Rameau d’olivier, lancée samedi dernier, par l’armée turque, se poursuit en ciblant des positions militaires relevant des deux organisations terroristes, PYD/PKK et Daech, dans la ville d’Afrin dans l’ouest de la Syrie.
Les mesures nécessaires ont été prises afin d’éviter de porter atteinte aux civils.