Nadia Akari,Saida Charafeddine
07 Octobre 2015•Mise à jour: 07 Octobre 2015
AA/Nairobi / Magdalene Mukami
Un délai de cinq jours a été accordé, mardi, à la police kényane pour produire des preuves contre 12 religieux musulmans, ont rapporté des médias locaux.
L’Unité de lutte contre le terrorisme de la police kényane avait demandé un délai de 14 jours pour interroger les 12 hommes qui ont été arrêtés dimanche après avoir été soupçonnés de recruter et de radicaliser des jeunes Kényans pour qu’ils rejoignent le groupe extrémiste somalien al-Shabab.
Le juge Dancun Mtai a accordé cinq jours aux forces de police pour «établir un équilibre entre le devoir d’assurer la sécurité du pays contre les actes de terrorisme […] et le droit constitutionnel à la liberté des suspects», a rapporté le site internet d’information Daily Nation.
Les douze religieux avaient été arrêtés dans une mosquée de Mandera, une ville située sur la frontière avec la Somalie et qui présente une activité insurrectionnelle intense.
Le directeur du Conseil Suprême des Musulmans au Kenya, Abdul Latif a déclaré, à Anadolu, que la police kényane traîne de nombreuses affaires d’arrestations de religieux musulmans qu’elle relâche par la suite faute de preuves ou de charges.
«Si ces personnes sont innocentes, elles devraient être relâchées immédiatement sans avoir à souffrir plus. Avant que le gouvernement n’arrête des religieux, il devrait mener une enquête complète avec des équipes des renseignements pour éviter un retour de bâton» a expliqué Abdul Latif.