AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le ministre turc des Affaires étrangères, qui vient d'être élu à la tête du Parti pour la Justice et le Développement (AKP), a salué les diplomates turcs, pour la dernière fois, dans le campus du ministère à Ankara, en faisant son discours d'adieu.
"Je suis fier que depuis cinq ans, les représentants des pays étrangers se tournent vers les diplomates turcs, curieux de savoir 'ce que pense la Turquie', a-t-il affirmé. C'est une chose qui découle des racines historiques de l'Etat turc ainsi que de sa vision."
Soulignant le large éventail de la présence turque dans le monde, le nouveau chef de l'AKP a déclaré: "Nous n'avons plus une Turquie qui s'occupe de ses voisins, qui se penche sur leurs problèmes, a poursuivi le nouveau chef de l'AKP. Nous avons une Turquie qui se préoccupe de près non seulement de ses voisins, mais aussi de l'Afrique, de l'Asie, de l'Union européenne (UE) et de l'Amérique latine."
"Tandis que sept ou huit pays voisins vivent de graves crises, la Turquie est obligée de créer un axe de paix et de stabilité dans la région pour qu'elle puisse avancer sur la voie de la stabilité et devenir l'une des dix premières économies dans le monde"a souligné Ahmet Davutoglu.
Le président de l'AKP a rappelé que la Turquie se trouve devant des échéances importantes, comme les négociations pour l'adhésion à l'UE, le sommet du G-20, le sommet humanitaire en 2016, le sommet de l'énergie en 2017, où elle fera ressentir davantage sa puissance.
Les délégués de l'AKP ont élu Ahmet Davutoglu, nouveau chef de parti, mercredi, lors du Congrès extraordinaire. Le président de la République élu, Recep Tayyip Erdogan, investi de ses fonctions jeudi 28 août, a chargé Davutoglu de former le nouveau cabinet.