Kurbani Geyik
14 Janvier 2016•Mise à jour: 15 Janvier 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a annoncé que les forces armées turques ont tués 200 terroristes dans des opérations contre les positions de Daech à proximité des frontières avec la Syrie et l’Irak.
Davutoglu s’est exprimé au sujet de la lutte de la Turquie contre le terrorisme, jeudi, lors de la conférence des Ambassadeurs à Ankara.
"Après avoir déterminé que l'instigateur [de l'attentat d'Istanbul] était bien un membre de Daech, nos forces armées ont effectué près de 500 tirs de canons, contre les positions de l'organisation terroriste en Syrie et en Irak, tuant près de 200 de ses éléments ces dernières 48 heures", a-t-il annoncé.
«Je le répète une nouvelle fois, désormais, toute main qui attaquera la Turquie ou ses invités (touristes) sera puni de manière amplifiée», a-t-il lancé.
«Nous continuerons notre combat jusqu’à ce que les zones à proximité de notre frontière et toute la région soient totalement nettoyées de la présence de Daech», a-t-il encore dit.
Cette organisation terroriste est la principale cause de la mauvaise perception de l’Islam dans le monde a estimé Davutoglu.
Revenant sur l’attentat d’Istanbul, le chef du gouvernement a dit : "Si nous considérons que tous les Syriens, tous les réfugiés sont coupables parce que l'auteur de l'attentat d'Istanbul était d'origine syrienne, nous aurons servi la cause de Daech qui se sert de l'Islam comme prétexte."
Davutoglu a expliqué que la lutte contre toutes les formes du terrorisme est un devoir pour chacun, et que pour cela, il faut également «tarir les sources qui l’alimentent».
Le Premier ministre turc a ensuite critiqué la déclaration des académiciens condamnant les opérations sécuritaires contre le PKK dans le sud-est du pays.
«Personne ne peut défendre et soutenir les agissements d’une organisation criminelle ou terroriste, en se cachant derrière la liberté d’expression», a-t-il affirmé.
«La liberté d’expression est un principe essentiel pour notre démocratie, mais pas un instrument pour soutenir le terrorisme», a-t-il poursuivi.
Pour le chef du gouvernement, ces académiciens ne semblent pas connaître la réalité de la situation dans la région.
«Ce matin, plusieurs civils dont un bébé de cinq mois sont morts dans un attentat du PKK, a-t-il rappelé. Les terroristes attaquent les écoles, les hôpitaux, les mosquées, ils construisent des barricades et creusent des tranchées, comment dans ce contexte peuvent-ils demander la fin des opérations sécuritaires. Aimeraient-ils vivre dans ces conditions ?».
Davutoglu a terminé son intervention en rappelant que l’une des missions premières de l’Etat est de garantir l’ordre public.