AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a appelé, mardi, tous les partis politiques, les organisations de la société civile et les personnalités publiques à "élever la voix contre le vandalisme".
"Elevez la voix contre le vandalisme et contre ceux qui cherchent à détruire nos villes. Elevez la voix en faveur de la fraternité, de l'amitié et de l'unité nationale", a-t-il dit.
S'exprimant lors de la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire du Parti pour la Justice et le Développement (AKP, au pouvoir) au parlement turc, Davutoglu a affirmé que le processus de résolution s'est formé avec les dynamiques du peuple et la contribution du gouvernement sans influences extérieures. "C'est un projet national, local et authentique. Il sera maintenu jusqu'à son aboutissement", a assuré Davutoglu.
Le chef du gouvernement a indiqué " comme nous n'avons pas lancé le processus de résolution par préoccupations conjoncturelles et objectifs tactiques, nous ne l'achèveront pas à cause des crises générées de manière conjoncturelle.
D'autre part Davutoglu a souligné que si la Turquie va devenir une réelle puissance montante à l'avenir, le terme clé de cette montée c'est l'éducation. "Nous somme déterminés à faire de nos universités des centres du savoir", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Davutoglu a expliqué la réforme de la sécurité intérieure, déclarant "Toute manifestation qui bascule dans la violence sera considérée comme un délit. C'est-à dire si vous dites "Nous souhaitons tenir une réunion ou organiser une manifestation pour exprimer nos idées", alors exprimez vos idées. Mais dès l'instant où vous prenez entre vos mains un coktail Molotov, le droit de réunion et de manifestation pendra fin."
"Le droit de réunion et de manifester sont des droits démocratiques et ne peuvent être interdits. Si quelqu'un tente d'interdire ses droit, je m'opposerai à cela", a-t-il assuré.
"Les déclarations et les actions appelant à la violence, au terrorisme et à la haine sur les réseaux sociaux seront considérés comme des délits et des mesures seront prises pour empêcher cela", a-t-il ajouté.
Rappelant que les manifestations non-autorisées sous prétexte de protester contre l'EIIL, ont causé la mort d'une quarantaine de personne, le chef du gouvernement a affirmé "Nous ne permettrons aucun massacre ethnique ou confessionnel dans la région."