Süleyman Elçin,Ayşe Yıldız,Ayvaz Çolakoğlu
29 Mars 2019•Mise à jour: 30 Mars 2019
AA - Antalya (Turquie) - Ayvaz Colakoglu
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a renouvelé l'attachement de son pays à l'accord signé avec la Russie pour l'acquisition du système de défense sol-air S-400 malgré les pressions américaines.
Cavusoglu et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont animé, vendredi, une conférence de presse conjointe, à Antalya, en Turquie, à l'issue de la réunion du groupe de planification stratégique conjoint Turquie-Russie.
Cavusoglu a insisté sur le très bon niveau des relations avec la Russie.
"Nous sommes heureux de voir nos relations bilatérales avec la Russie se développer chaque jour d'avantage. De l'économie à la culture, nos échanges s'améliorent dans tous les domaines. Nous concrétisons d'importants projets."
"Notre objectif est d'atteindre 100 milliards de dollars d'échanges commerciaux. L'augmentation de 14 % de nos échanges commerciaux montre que nous sommes sur la bonne voie", a-t-il estimé.
La Turquie et la Russie oeuvrent actuellement afin de proposer des facilités dans la délivrance de visas aux ressortissants de leurs pays respectifs.
"En ce qui concerne le règlement du problème des visas, nous travaillons avec mon homologue Sergueï, dans la perspective tracée par nos leaders. Nous avons commencé, un document facilitant l'obtention de visas pour les détendeurs d'un passeport officiel et les conducteurs de poids-lourds a été signé par Poutine", a expliqué le chef de la diplomatie turque.
A propos de la proposition de loi déposée au Sénat américain demandant le bloquage du transfert des chasseurs nouvelle génération F-35 à la Turquie, en réaction à l'achat de S-400 à la Russie, Cavusoglu a re-insisté sur l'importance du contrat d'acquisition du système de défense pour son pays.
"En principe, le fait de prendre une décision à l'encontre d'un accord entre deux pays par un pays tiers est contraire au doit international. Le monde entier doit voir que le comportement qui consiste à dire "j'ai décidé, ça sera ainsi" n'est plus valable. Nous sommes attachés à cet accord. Il n'est pas question de le revendre à un autre pays. Nous l'achetons pour nos besoins", a-t-il conclu.