AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Le processus de résolution se poursuivra sans aucune entrave et continuera à bénéficier du soutien du public, a annoncé le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus.
Invité de la Table des Editeurs d'Anadolu mercredi à Ankara, Kurtulmus s'est exprimé sur l'évolution du processus à l'égard de la question kurde, quelques jours après l'attaque terroriste lancée par le PKK à Agri (est de la Turquie) et qui a causé des blessures à quatre soldats turcs.
Rappelant que le conflit avec le PKK a coûté à la Turquie 1,2 milliard de dollars durant les 30 dernières années, Kurtulmus a souligné que ''le succès du processus de résolution sera celui de l'ensemble de la Turquie''.
A une question sur la possibilité d'abandonner le processus de résolution, Kurtulmus a retorqué: ''Le coût d'en revenir sera plus élevé que celui de le faire aboutir''.
''Ni les groupes armés, ni ceux qui préparent leur formation politique, ni le gouvernement ni un autre pouvoir, n'acceptera un tel retour en Turquie. Notre peuple, surtout, le rejettera'', a-t-il martelé.
L'attaque de samedi dernier contre les soldats turcs était une provocation orchestrée par le PKK, estime le gouvernement turc.
Selahattin Demirtas, co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), a affirmé de son côté que l'attaque n'était pas spontanée mais qu'elle était au contraire un coup monté pour discréditer son parti.
Fustigeant les affirmations de Demirtas, Kurtulmus a indiqué que le rôle éventuel du HDP dans le processus de résolution au lendemain des élections législatives, ne changera rien à la donne.
"Nous ne faisons pas de calculs sur la base des possibilités du HDP de dépasser ou pas la barre. AK Parti planifie l'avenir suivant son propre pouvoir et le soutien du peuple'', a-t-il noté.
Les partis politiques ont besoin de dépasser le seuil électoral fixé à 10% lors des prochaines élections législatives du 7 juin pour pouvoir siéger au parlement.