AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
"Si toutes les parties prenantes s'y mettent vraiment, peut-être que dans les prochains mois, le processus de résolution atteindra le niveau souhaité", a déclaré, mercredi, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu qui a ajouté que le gouvernement souhaite faire aboutir le processus le plus tôt possible.
S'exprimant sur la chaîne de télévision Al Jazeera, le chef du gouvernement a affirmé "Ce qui est important c'est de respecter le calendrier du processus en travaillant correctement sans considérations ethniques."
Davutoglu a noté que le gouvernement turc prend toutes les mesures nécessaires pour faire aboutir le processus et reste décidé à prendre d'autres mesures, si nécessaire, ajoutant que toutes les parties doivent faire preuve du même niveau d'engagement.
"Il est essentiel pour nous de voir que les autres parties prenantes prennes les mêmes mesures avec un engagement similaire pour assurer un processus sain", a-t-il dit.
Le Premier ministre a souligné que toutes les parties doivent s'entendre sur la nécessité de préserver l'ordre public et la stabilité en Turquie.
"Nous avons pensé que nous pouvions conclure le processus plus tôt, si il n'y avait pas eu les récents développements en Syrie et en Irak", a affirmé Davutoglu, soulignant la détermination du gouvernement à achever le processus dès que possible.
Deux voisins du sud de la Turquie, l'Irak et la Syrie, ont été attaqués par l'EIIL qui contrôle une grande partie du territoire irakien et syrien.
Des manifestations non-autorisées contre la progression de l'EIIL dans la ville de Aïn al-Arab (Kobané en Kurde), à majorité kurde, ont éclaté, début octobre, dans plusieurs provinces turques, faisant une quarantaine de morts jusqu'à présent.
Les manifestants ont saccagé les devantures des locaux de commerce, incendié des bus et des véhicules et lancé des pierres contre des policiers.
L'EIIL a lancé une offensive à la mi-septembre qui lui a permis de contrôler de nombreux villages avoisinant la ville syrienne de Kobané, défendue par le Parti de l'Union démocratique (PYD) et les Unités de protection populaire.
Plus de 200 000 Kurdes de Syrie se sont réfugiés en Turquie en raison de l'avancée de l'EIIL.