Selma Kasap,Ferdi Türkten,Ayşe Betül Gedikoğlu
28 Octobre 2016•Mise à jour: 29 Octobre 2016
AA - Ankara - Ayse Betul Gedikoglu
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a réitéré la position ferme de la Turquie quant à son refus de la participation de l'organisation terroriste PYD-YPG (branche syrienne et armée du PKK), à l'opération de Raqqa.
Yildirim a répondu, vendredi, aux questions des journalistes.
"Le Président Erdogan a déclaré que la Turquie participera à l’opération de Raqqa suite à un entretien téléphonique avec M. Obama. Y’a-t-il une date fixée à ce sujet ? Quel chemin compte suivre la République de Turquie ?", a lancé un journaliste.
Yildirim a rétorqué: "L'affaire de Raqqa n'est pas la nôtre. Nous faisons le maximum pour garantir la sécurité et la paix de nos citoyens, à l'intérieur de notre pays, à l’aide de nos policiers, de nos soldats, de nos gendarmes. L'affaire de Raqqa concerne la lutte contre Daech."
"Les Etats-Unis et les autres forces de la coalition, dont la Turquie, mènent une lutte contre l’organisation terroriste Daech. L’objectif de notre opération Bouclier de l’Euphrate est le même", a-t-il dit.
Le Premier ministre a notamment réitéré la position ferme de la Turquie quant à son refus de la participation de l'organisation terroriste PYD-YPG à l'opération de Raqqa.
"Nous avons une position claire et nette. Nous sommes prêts à participer à l'opération de Raqqa contre Daech, cependant si des groupes que nous qualifions de terroriste, tels que le PYD ou le YPG, participent à cette opération, nous n'y prendront pas part", a-t-il assuré.
Yildirim a poursuivi en indiquant qu’une lutte contre une organisation terroriste ne peut pas se faire avec l'aide d'une autre organisation terroriste.
Et d’ajouter: "Surtout pas avec un groupe terroriste [YPG-PYD] qui apporte toute sorte de soutien logistique au PKK, qui est l’ennemi de notre pays"
Enfin, le Chef du gouvernement est revenu sur les déclarations de Kemal Kilicdaroglu, chef du parti de l’opposition CHP [ Parti Républicain du peuple], concernant des élections anticipées pour nettoyer les institutions publiques des éléments de FETO.
"Est-il légitime de procéder à des élections anticipées pour nettoyer des coupables? Ce qui est juste, c’est de les remettre à la justice.Les élections ne sont pas un jeu", a-t-il conclu.