Lassaad Ben Ahmed
01 Novembre 2017•Mise à jour: 02 Novembre 2017
AA/Desk
Au terme d’un sommet extraordinaire de deux jours, tenu dans la capitale tchadienne N’djamena les 30 et 31 octobre, les pays-membres de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont franchi un nouveau pas vers l’intégration de la sous-région.
Les présidents du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Tchad, ont convenu, en effet, de supprimer les visas pour leurs ressortissants, favorisant une meilleure circulation des personnes dans l’espace intercommunautaire des six pays, a rapporté mercredi la presse africaine.
Cette décision intervient conformément à l’acte additionnel de la Cemac du 25 juin 2013 portant suppression du visa pour tout ressortissant de la Cemac circulant dans l’espace communautaire.
D’après la presse locale, parue mercredi, cette mesure ne concerne que les séjours inférieurs à trois mois. Et les pays de la Cemac auront encore du chemin à parcourir afin de concrétiser l’ambition pour une Cemac, « émergente, forte et plus intégrée ».
Les présidents des pays de la Cemac ont également convenu «d’autoriser la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale à prélever, sur les ressources du Fonds de développement de la Communauté (FODEC) 1,7 milliard de francs CFA (3 millions de dollars) pour faciliter la mise en œuvre de cette nouvelle mesure, a rapporté le portail d’information tchadienne Tchadinfo.
L’ambition d’une libre circulation des personnes remonte à 1972, mais elle n’a jamais pu être concrétisée entre les six pays totalisant plus de 30 millions de consommateurs. Et ce n’est qu’en 2000, avec la création de la Cemac que l’idée d’un « passeport Cemac » a été avancée puis décidée, mais sans être concrétisée jusqu’à ce jour, rappelle BBC Afrique.
Selon le président tchadien Idriss Déby into, cette mesure intervient en réponse aux attentes des peuples de la sous-région qui « croient fortement à l’idéal communautaire, tant ils ont un destin lié. Ils attendent légitimement des actes forts qui renforcent cette conviction », a-t-il affirmé lors de ce sommet, rappelant les défis communs auxquels les six pays devraient faire face.