Halil Şahin,Ayvaz Çolakoğlu
08 Mars 2017•Mise à jour: 08 Mars 2017
AA - Izmir (Turquie) - Ayvaz Colakoglu
"Nous n'avons jamais cédé aux pressionx, à ceux qui voulaient nous imposer des choses, nous ne reconnaissons qu'une seule force, celle du peuple" a martelé Binali Yildirim
Le Premier ministre Binali Yildirim a participé à la cérémonie d'inauguration d'une portion de l'autoroute Istanbul-İzmir, mercredi à Izmir.
Yildirim a rappelé que depuis la création de la République turque et jusqu'en 2002, seulement 6100 km de routes à double voie ont été construites mais qu'après 14 ans de pouvoir de l'AK Parti (Parti de la justice et du développement), ce chiffre est passé à 25 mille km.
"Voilà se qui rend si différend l'AK Parti, la route c'est la civilisation, la route c'est l'artère fémorale d'un pays. Depuis que l'AK Parti est aux affaires, nous avons donné beaucoup d'importance aux routes, à l'eau et aux transports".
Le Premier ministre à une nouvelle fois exposé ses arguments en faveur du "oui" pour la réforme constitutionnelle qui sera soumise à référendum le 16 avril.
"C'est pour nos enfants, nos petits enfants, pour l'avenir de la Turquie, pour des jours meilleurs, pour le redressement, la croissance continue, la stabilité et pour en finir avec le terrorisme, que disons-nous?", a interrogé Yildirim, ce à quoi le public a répondu "oui".
Yildirim n'a pas manqué de moquer, le président du premier parti d'opposition CHP (parti Républicain du Peuple) Kemal Kilictaroglu qui lors d'une émission radio en direct avait déclaré : "il se peut qu'avec le nouveau système, qui sera soumis à référendum, le président soit d'un parti et le Premier ministre d'un autre créant ainsi des blocages importants dans le fonctionnement de l'Etat"; une erreur qui n'est pas passée inaperçue, car en vertu de cette réforme le poste de Premier ministre serait supprimé pour justement, selon les défenseurs du "oui", éviter la situation décrite par Kilictaroglu.
"Nous redoublons d'efforts pour vous expliquer cette réforme constitutionnelle mais en réalité nous devons remercier monsieur Kilictaroglu, de l'avoir expliqué à toute la Turquie. C'est exactement ce que nous disons."
Yildirim a également donné comme exemple le blocage vécu à l'Assemblé Nationale en 2007 lors de l'élection par la chambre du nouveau président de la République et la crise de 1971 avec l'armée qui avait encerclé le Parlement menaçant de bombarder les lieux si leur candidat n'était pas élu.
"Nous n'avons jamais cédé aux pressions, à ceux qui voulaient nous imposer des choses, nous ne reconnaissons qu'une seule force, celle du peuple" a-t-il martelé.